Ça
aurait put s’appeler «Étranger au Paradis»,
avec des latitudes longues comme des éclats de trompette,
quant au sens. Être un étranger au Paradis ou être
étranger au Paradis ? Être ange et au Paradis ? Êtreétrange
et au Paradis ? Bref ça aurait put s’appeler ainsi.
Et bien non. J’ai préféré vous souhaiter
la bienvenue. Dans mon Paradis à moi. Mais je ne baisse
pas les bras, étrange est mon Paradis…
15
mai 06 - vers 10 h 30 - de la fulgurance des beaufs
Ok, les concessions
se payent cash.
Ce matin un café dans le bistrot du coin a suffit à
me le rappeler.
L'obligation de fermer son bec face à la couennerie ambiante
a suffit à me le rappeler.
L'inutilité flagrante des combats contre des moulins à
vents a suffit à me le rappeler.
Et bien sûr je me suis tû. J'ai écouté
sans coup férir les traditionnelles jérémiades
(même pas avinées à cette heure matinale)
de ceux qui savent. C'est chez eux comme une seconde peau, ils
savent. Aucune place au doute, aucune place
à la question, ILS SAVENT.
Y sont nés comme ça.
Tout petits foetus ils savaient déjà et ça
s'est pas amélioré avec l'âge.
Débuts d'ambryons ils avaient déjà leurs
certitudes.
C'est un genre d'état d'être que j'admire assez je
dois dire.
Total respect.
Il est inutile que je fasse le tour des réflexions entendues,
vous les connaissez déjà ("faudrait leur
couper les burnes...", "La peine de mort, cher?
Une bastos c'est pas cher, pourtant..." et tutti quanti).
Je zappe le ridicule "Y
nous faudrait une bonne guerre, mon bon monsieur, ma brave madame,
une bonne purge..." qui n'a pas été dit
mais l'esprit était là.
Bref, un début de semaine en fanfare, donc, des concessions
faites par le simple fait de ne rien dire et la mauvaise humeur/lassitude
pour la journée qui découle des dites concessions
(la prochaine fois que j'irai boire un café j'emporterai
mon bazooka).
Je vous souhaite un lundi fructueux à toutes et à
tous.
Oh, au fait, vous n'étiez pas obligé de lire ce
qui précède.