Site de la Colère et du Rire Ordinaires
Ça aurait put s’appeler «Étranger au Paradis», avec des latitudes longues comme des éclats de trompette, quant au sens. Être un étranger au Paradis ou être étranger au Paradis ? Être ange et au Paradis ? Êtreétrange et au Paradis ? Bref ça aurait put s’appeler ainsi. Et bien non. J’ai préféré vous souhaiter la bienvenue. Dans mon Paradis à moi. Mais je ne baisse pas les bras, étrange est mon Paradis…


Pagerank service visual-pagerank.fr
15 visiteurs en ligne.
Comptoir-Breton



16 septembre - midi environ

Aucune moralité.
Certaines personnes n'ont aucune moralité, ou plutôt ils n'en ont qu'une: la chrétienne.
La moralité chrétienne est une sorte d'ersatz, de succédané, administré jadis par nos bons missionnaires à nos bons sauvages, qui étaient supposés ne pas en avoir.
Ramassis de principes basiques qui forment une sorte de code, ces lois sont diverses et rigides.
Les "tu ne tueras point" et autres banalités ont peut être, à uine lointaine époque, eu besoin d'être mises noires sur blanc, mais bien sûr, ce n'est plus le cas que pour des "gens à problème", que de toutes manières cette règle n'arrète pas.
Un des problèmes de cette moralité chrétienne est qu'elle prend la place de l'autre, la vraie, une fois administrée.
"La vraie" c'est sa moralité propre (mais pas propre aux yeux de tous).
Les tabous forgés par l'administration de la M. Chrétienne sont nombreux et encombrants.
Les plus évidents touchent au cul, si je peux dire.
Evoquer ce qui tourne autour des génitoires, ce qui provoque le désir provoque l'effroi, pour ces personnes à la moralité déformée ("personne à la moralité déformée" est un euphémisme moderne. Voir "Personne à la verticalité contrariée" pour parler des bossus en guise de référence).
Au delà du cul et de ses accessoires (le corps, les nichons :o), le corps, nichons, chons, chons, quoi) il y a les options.
De nombreuses options sont ainsi disponibles en série: "Ne pas consommer plus que nécessaire", "économiser", "Ne pas payer un produit plus cher que ce qu'il vaut, et pas moins non plus", "Partager"... Bien sûr, il va de soi qu'il faut partager quand on peut, économiser quand c'est nécessaire et ne pas se faire rouler par des profiteurs. Il n'y a pas besoin de loi chrétienne pour savoir ça.

Alors pourquoi écrire tout ce qui précède?
Parceque je connais personnellement quelqu'un qui s'est vu pollué, dès le plus jeune âge par ces bons principe.
Cette personne se trouve donc actuellement, à 77 ans, avec un passé de 77 ans d'économie, de partage obligé et de diverses obligations imposées.
77 ans d'obéissance à une moralité en fer-blanc pour cause d'habitude, d'observance des traditions, d'endoctrinement dès le plus jeune âge... ça me ferait mal aux seins, en ce qui me concerne.
77 ans d'efforts (car l'effort est "forcément louable") parfois inutiles, d'économies malgré des revenus confortables, de partages auto-infligés ("mais est-qu'il/elle le mérite?")...

Les partisans de cette ligne de vie facile (vi, facile, parcequ'il n'y a qu'à observer ces règles pour avoir une morale) vont penser que je n'en ai aucune, de moralité, ce en quoi ils se trompent, bien sûr. Les règles ne sont pas forcément les leurs, c'est tout.
Mais ça ils ne le comprendront jamais.
Et ça n'a aucune importance.
Aucune.

Vivez cool, amusez-vous bien et @ bientôt.

Sam