21 août 2007 - pas de nouvelle = bonnes nouvelles.
Bah, certains visiteurs ronchonnent (je ne suis pas le seul dirait-on) : ce site n'est pas mis à jour... ça manque de suivi... JE SAIS, JE SAIS TOUT CA.
Mais je suis très occupé.
Occupations familiales, occupations professionnelles et loisirs variés me tiennent à l'écart de Bienvenue au Paradis depuis quelques mois.
Qu'à celà ne tienne, revenons à nos moutons, ralons.
Les occasions de râler ne manquent pas.
Touristes imbéciles (mais je suis moi-même touriste ailleurs par moment et j'ai donc quelques scrupules à les critiquer trop vertement, quoique je ne pense pas me conduire aussi ignoblement que ces dégénèrés... m'enfin ce n'est peut être qu'une impression...).
Râlons donc ailleurs.
Obligations familiales obligent, j'ai eu, il y a une quinzaine de jours, à subir l'épreuve télévisuelle et téléunesque du "Colhenta".
Pour ceux qui l'ignoreraient, mais je gage qu'ils sont peu nombreux, "Kholhentha" est un fac-similé de jeu qui se déroule sur une île soi-disant déserte (quelqu'un a vérifié?) sur laquelle est débarqué
un groupillon de soit-disant zozos.
La tévélision tefunesque en expurge quelques bribes hebdomadairement.
Le tout se veut un jeu sportif et d'aventure.
Le jeu mèle émotion (au téléphone "Ouin, ouin, vous me manquez tous, comment en suis-je arrivé là..." - quel délit a donc pu commettre ce candidat pour être condamné à participer à cette merde filmée?), péripétie trépidante (lors de ma propre épreuve de "Polenta" - regarder l'émission - une candidate s'est cassé la gueule sur la plage. Les fans les plus stupidement accros en conviendront, se casser la binette sur une plage de sable arrive quotidiennement à des foules de gens; l'affaire n'est pas bouleversante en soi) et histoire de cul (on est sur téfefaim, faut flatter les basiques).
Ce petit peuple se divise en deux: le rouges et les jaunes. De jolies couleurs, dont il est facile de se rappeler. Ce n'est pas le genre de taifaifin de se casser la binette à nous pondre du cyan et magenta, non, ce serait un peu complexe pour sa clientèle. Quant à choisir marron plutôt que rouge, ils ont du avoir peur de la vilaine blague : "Le slip, c'est jaune devant, marron derrière". On pense à tout, quand on bosse chez téffin.
Ha, tout de même une première question se pose.
Si je ne m'abuse une émission de télévision réclame une équipe. Il y a des preneurs de sons, caméramen, perchistes, éclairagistes et bien d'autres.
Hé ben croyez le ou non, on ne les voit pas. Ils doivent tous être planqués derrière la caméra.
Ca fait juste partie du bluff, il importe de niquer son gogo, de lui faire croire à l'extravagante aventure de quelques individus perdus sur une île déserte (???) sans aide (!!!) et sans témoin (là je me marre carrément).
Dans l'émission que j'ai eu la pénible épreuve de devoir regarder, il m'est apparu qu'un médecin est arrivé, en pirogue, afin de soigner la malheureuse victime de cette chute calamiteuse. Craignant sans doute une issue fatale, on a expurgé l'île de cette intruse et on l'a amenée ailleurs.
D'où ma deuxième question : théfefin pourrait-elle se permettre d'avoir un réel accident sur son émission? Une fracture ouverte avec plein de sable dessus, des algues, bactéries et microbes exotiques? Voire un décès, un vrai, un couic en bonne et due forme? L'émission serait sans doute interrompue voire supprimée, non? Théfhéfhin est-elle du genre à prendre un tel risque quand des sommes considérables en matière publicitaires sont en jeu?
Pas vraiment.
D'où une conclusion qui semble logique, outre le petit personnel technique destiné à faire l'émission, il y a probablement une vraie équipe médicale prète à intervenir en cas de vrai coup dur.
Ca commence à faire du monde hors champ tout ça. Du monde qu'il faut nourrir, bien sûr. On peut donc supposer qu'il y a également une cantine et des cuisiniers.
Cette île déserte est en fin de compte pas mal peuplée.
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Quant au fond même de l'émission il est bien sûr totalement méprisable. Assimilable au "Maillon faible", jeu qu'on peut regarder pour se foutre de la gueule des blaireaux qui y participent et qui ont un manque de jugeotte et de culture pitoyablement cocasse.
"Cholenkha"
ne nous laisse même pas le loisirs de se moquer des blaireaux participants, car c'est fait avec un sérieux papal et une totale absence de sécond degré. Et pourtant le principe est le même : le nivellement par le bas.
Les candidats l'avouent ouvertement, il s'agit bien d'éliminer "les meilleurs" afin de garder "les moins bons" (le mot "médiocres" a du leur échapper).
But officiel du jeu: éliminer les quelques uns qui sortent du lot pour rester entre médiocres.
Ou bien, si vous préfèrez : "Lui on le garde, c'est un mauvais de chez mauvais, un tocard complet. Avec une merde pareille on se sentira moins seul et on conserve toutes nos chances".
Bravo la culture, le sport et la poudre aux yeux.
C'est pas ça qui va nous réconcilier avec la tévésilion.
@ bientôt pour une autre râlerie.
@Sam