Site de la Colère et du Rire Ordinaires
Ça aurait put s’appeler «Étranger au Paradis», avec des latitudes longues comme des éclats de trompette, quant au sens. Être un étranger au Paradis ou être étranger au Paradis ? Être ange et au Paradis ? Êtreétrange et au Paradis ? Bref ça aurait put s’appeler ainsi. Et bien non. J’ai préféré vous souhaiter la bienvenue. Dans mon Paradis à moi. Mais je ne baisse pas les bras, étrange est mon Paradis…


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Comptoir-Breton

22 mars 2007 - les amies de mes amies sont mes amies.

- Heu? Ben... ça va pas trop être possible, Sam
- !!!
- Ben, non, pas trop, non...
- ...
- J'ai vraiment l'impression que ça nuirait au respect que j'ai envers toi.
- Le respect? Chuis content que tu me respectes, ok, mais je serais carrément heureux si... même sans respect du tout.
- Tu me fais rire
- J'te fais marrer, maintenant, de mieux en mieux... Et pis c'est quoi cette affaire de respect? Tu méprises les personnes avec qui tu t'envoies en l'air?
- Sois pas grossier, s'il te plaît, c'est juste que ça change la vision qu'on a des gens.
- Hum... psychologiquement? Oh, tu crées une cellule de crise quand tu couches, toi...
- Arrètes, t'es chiant... Je préfère rester ton amie.
- Yes, je comprends, mais l'un n'empèche pas l'autre...
- Parceque tu couches avec tes amies, toi?

Ici il nous faut marquer une pause dans ce captivant dialogue.
La question qui précède mérite en effet qu'on s'y attarde une ligne ou deux.
"Parceque tu couches avec tes amies, toi?" a t'elle dit. Que répondre? "Oui"? Ce serait avouer qu'on est un tantinet volage et il y a des vérités qui heurtent. "Non"? Elle répondrait tout à fait justtement "Ha ben tu vois?..."
Le tout se complique par le fait qu'il faut que la réponse soit instantanée, spontanée. Vous comprendrez que dans ces conditions j'abrège ces quelques lignes et que je retourne à mon affaire.
Je vous laisse avec le problème; démerdez-vous...
- Avec toi je me sens des dispositions, tu m'inspires, c'est tout...
- Ca s'appelle peut être l'amour, ça Sam, non?
- Oh, je n'osais pas le dire...
- Et les histoires d'amour finissent mal en général, tu connais la chanson... vaut mieux qu'on soit sage, je crois...
- Ok, les histoires d'amour finissent mal, d'accord. Alors passons-nous d'amour et rabatttons-nous sur une aprem-galipettes :o).
- Dis donc, tu vas me lacher cinq minutes? Chuis à la popotte, je te rappelle.
- C'est peut être ce côté matérialiste qui m'attire chez toi?
- Comment?
- Je disais: C'EST TON COTE MATERIALISTE QUI M'INSPIRE!!
- C'est pas la peine de crier, il s'est tu. Chuis pas matérialiste, le petit crie parcequ'il a faim et je lui fais à manger, voilà tout...
- Ca t'embète de lui faire à manger?
- Bah non puisque Josiane pouvait pas le faire aujourd'hui...
- Ok... et... j'ai une question de principe... ça t'ennuierai de coucher avec le mec d'une copine?
- Tu m'agaces un peu, tout de même...
- Du genre du mec à Josiane ça t'ennuierait?
- LE MEC A JOSIANE J'AIMERAI BIEN QU'IL DONNE LUI MEME A MANGER, A LEUR FILS, A JOSIANE ET A LUI AU LIEU DE ME BASSINER!! ALORS TIENS!! VOILA LA CASSERROLE, LA POELLE ET L ASSIETTE... TU TE DEMERDES!!

Ouille ouille ouille, bonjour le flop, salut le couac, va encore falloir que je dorme sur la béquille, comme dit l'élégant Bigard.
Petite réflexion en guise de conclusion honteuse.
Le mot "copains" était à l'origine destiné à désigner les amis qui se partageait le pain, paraît-il.
Ok, je veux bien.
Mais je confirme: le mot "copines" ne doit pas avoir le même sens...

Cordialement et bien à vous...

@Sam