Site de la Colère et du Rire Ordinaires
Ça aurait put s’appeler «Étranger au Paradis», avec des latitudes longues comme des éclats de trompette, quant au sens. Être un étranger au Paradis ou être étranger au Paradis ? Être ange et au Paradis ? Êtreétrange et au Paradis ? Bref ça aurait put s’appeler ainsi. Et bien non. J’ai préféré vous souhaiter la bienvenue. Dans mon Paradis à moi. Mais je ne baisse pas les bras, étrange est mon Paradis…


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Comptoir-Breton

24 mai 06 - vers 7 h 30.

J'aime pas la pub.

J'aime pas la pub.
J'aime pas la pub parcequ'elle est un facteur de frustration.
Frustration pour ceux qui n'ont rien, bien sûr et à qui on fait miroiter ce "qu'ils pourraient" avoir, et frustation pour ceux qui ont tout, auxquels on montre "ce qu'ils pourraient avoir si..." ("T'as une belle voiture? Regarde celle-là si elle est pas encore plus mieux...", "T'as une île et un avion pour t'y rendre? Regarde cette île si elle est pas plus verte, si ce ciel est pas plus bleu, cette mer plus poissonneuse...").
Le syndrome Balsen, M. Plus, marche.
Le plus vicieux, dans cette affaire de pub, c'est plus l'arnaque fonctionne et plus on dit qu'elle est réussie.
Bien sûr, les réussites les plus radicales sont celles qui aboutissent à ce qu'une marque devienne un objet usuel, indispensable. N'a t'on pas entendu un ministre que nous aimons tous dire récemment: "Il faut nettoyer les banlieues au Kärcher®?".
Frigidaire, Bic entre autres s'en frottent les mains et les actionnaires leurs chèquiers.
Plus la pub entube meilleure elle est, donc, comme les vendeurs, d'ailleurs.
On dit bien d'un bon vendeur quil "vendrait un réfrigérateur au pôle nord" ou "un radiateur à un africain..."
Méfiance, méfiance, donc quand on achète un produit à un vendeur patenté.
A priori, quand on achète, c'est que l'on vient d'être victime d'un habile escroc.
Si l'on achète pas, c'est que le vendeur n'était pas suffisamment bon. Dans un cas comme dans l'autre le produit n'est pas en cause, et on peut l'acheter si on veut, c'est à dire si on suppose qu'il le mérite. Simplement il vaut mieux le faire (l'acheter) au mauvais vendeur, ne serait-ce que par charité, pour faire gagner un peu d'argent au looser et pour faire c... le "bon" vendeur, qui, en sa qualité d'entubeur de première, mérite bien lui aussi de se faire regarnir le derrière de temps en temps.
La paradoxe est donc assez amusant: si t'achètes tu te fais enfler, si t'achètes pas, tu rates une occase, si t'achète auprès d'un bon vendeur, t'as une sodomie en prime, si t'achète auprès d'un mauvais vendeur t'as plus de raisons d'acheter.

Sinon faire acte de chrétienté, penser aux pauvres enfants de ce pauvre vendeur qui crèvent la dalle au fon d'une cave. Ok, c'est sûr.
Mieux vaut juste éviter de se demander ce qu'ils vont s'acheter avec le pognon... vous me voyez venir, on retourne à la PUB, bien sûr.
Entubés/entubeurs, ami visiteur, amie visiteuse, quelque soit ton camp, tu en est forcément un (et c'est pas la peine de chercher une pub sur ce site pour ricaner ou te venger).
Vive les paradoxes, la société de consommation et l'ambiguïté vitale.
Et l'humour, bien sûr.

Hier j'ai été rendre visite à mon boucher attitré.
Grand moment s'il en est.
"- Et pour monsieur, ça sera...?"
"- Un steack dans les 134 grammes, s'il vous plaît monsieur..."
Regard courroucé du boucher à qui je demande de faire des calculs complexes.
"- Un bon steack bien tendre, donc? Dans quel morceau je vous le taille, la bavette?"
"- !!! ... Non, taillez le moi donc dans la semelle..."
Regard assassin du voleur puis sourire lassé.
"- Un steack bien tendre, alors..."
Il saisit son couteau avec un air mauvais et je ne puis m'empècher d'insister, pour le fun.
"- Z'êtes sûr qu'il sera tendre?"
Le meutrier se retourne d'une pièce.
"- Dame, mon bon monsieur... on a toute l'historique du boeuf. Il est né en 2002, par un matin d'avril. Blah blah blah... poli avec sa mère... blah blah blah ... rieur avec ses potes ... blah blah blah ... on l'appelait Roger ..."
Qu'auriez-vous fait?
J'y suis allé de ma larme, bien sûr.
Mais j'ai quand même bouffé Roger, le boeuf sympa.
Carnassier jusqu'au bout.
On ne se refait pas, hein?

@ bientôt.

Sam

20 mai 06 - 7 h..

(Lisez cette première phrase avec une voix d'hôtesse de l'air, svp. Juste la première, les autres c'est moins grave.) (Rélexions faites c'est assez grave tout de même et, tant que vous êtes dans de bonnes dispositions, laissez-vous tenter et lisez l'intégralité du texte de cette même voix d'hôtesse de l'air) (si suave, cette voix...) (Donc:) (... ... ... ) (excusez-moi, je rèvais un peu. Suave, suave, suave...) (Bref:)

"Bienvenue au Paradis Airlines" est heureuse vous accueillir sur ses lignes régulières. La température au sol est agréable. Notre altitude est de 10 mètres mais devrait rapidement changer après le décollage et il n'est pas exclu que nous quittions complètement le sol. Nous prions par conséquent nos aimables passagers de bien vouloir attacher leur ceinture.
En effet, bien que toutes les précautions d'usage aient en principe été prises, le hasard est ce qu'il est, imprévisible et facétieux. C'est pourquoi nous vous invitons à vérifier l'intégrité de vos parachutes et de vos gilets de sauvetage.
Vérifiez également vos rations de survie et vos doses de quinine.
N'oubliez pas vos flacons de plasma. Revérifiez vos tenues anti-radiations. N'oubliez pas d'emporter les pillules rouges et bleues marquées MR dans voitre kit de survie, pour une mort rapide.
Le temps est maintenant compté, nous allons bientôt prendre notre envol. Toutefois, êtes-vous bien sûr d'avoir coupé le gaz? Fermé les fenêtres? Branché l'alarme? Couché mémé?...

Quel flip, hein?
Si après toutes ces précautions vous avez peur de prendre l'avion, plus personne ne vous en voudra.
Vous le prenez tout de même? Ok. Rest in peace.

... Aucun pirate de l'air n'a encore laissé de trace dans cet avion, nous voulons dire aucune trace de pirate de l'air dans cet avion n'a pour l'instant été détectée...

Où va se nicher le péril, tout de même!
C'est vrai qu'un pirate de l'air ça peut être dangereux, surtout s'il laisse traîner des peaux de bananes. Personne n'est à l'abri d'une mauvaise chute. Il est donc conseillé de prévoir quelques béquilles lors de votre départ en wacances.
On sait tous qu'il vaut mieux prévenir que guérir même si l'un n'empèche pas l'autre.

Car, bien sûr, ce long préembule a une raison d'être, j'ai cité: LES WACANCES.
Vi, les vacances.
Etes-vous sûr que partir en vacances soit bien raisonnable?
Avez-vous suffisament pesé les pours et les contres de cette solution de facilité?
Croyez-vous vraiment que la fuite en avant soit une porte de sortie convenable?
N'avez-vous donc aucune fierté?
Songez à l'agréable été que serait celui qui vous verrait rester à Paris. Songez aux instants inoubliables que vous réservent des soirées entre amis (bien forcés de rester aussi, les amis, pour ne pas vous laisser seul(e) dans cette ville déserte). Songez donc et rappelez-vous les fameux dictons: "On n'est nulle part mieux que chez soi", "Home sweet home", "Mieux vaut un petit chez soi qu'un grand (et fastueux) chez Sam"..
Préfèrez-vous - et répondez franchement - les ennuis de la circulation, les coups de soleil sur les côtes bretonnes, les ondées sur la côte d'Azur, enfin l'inverse, préfèrez-vous celà au confort d'une situation que vous maitrisez totalement?
J'ai dis franchement.
Songez aux problèmes divers qui vous attendent ailleurs: le chikungougnia à la Réunion, les tsunami en Indonésie, le paludisme en Bretagne, les dangers pour la cuti en Gréce (population redoutable et qui tait des secrets: on a jamais découvert comment ces homos se reproduisent).
Avez-vous songé à ce qui vous attend si vous décidez, en dépis de tout bon sens, de partir en vacances?
Toutes ces spécialités locales qui sont autant de pièges à touristes et qui vous guettent à la première goguette, y avez-vous songé? Visualisez une banale omelette et ensuite les 18 euros écrits en gras sur l'addition, svp, ça devrait vous aider. Sachez que l'expérience peut être fatale, méfiance, méfiance....
Et au-delà de la ruine assurée qui vous attend si vous bravez malgré tout les interdits avez-vous réfléchi à l'état lamentable dans lequel se retrouvera votre système gastrique à votre retour? Croyez-vous vraiment qu'on puisse ingèrer sans en payer le prix ces hamburgers de Caen (spécialité locale)? Ce couscous de Cambrai (spécialité locale)? Cette moussaka de Narbonne (spécialité lo...)? Ces cornichons de Parigot (sp... etc)? Cette purée de Poix (inoubliable, la purée de Poix - vous y goûtez, vous vous retrouvez greffé à vie)? Les folles envies de Béziers (Ca c'est une spécialité très locale et même très localisée)?
?.
Croyez-moi, vous êtes bien mieux chez vous (que chez moi).
Toutefois j'habite un de ces secteurs où la chasse aux touristes remplace avantageusement le ciné, le restau, la messe, le musée, le web, etc. N'apprenons-nous pas à nos enfants dès le plus jeune âge à poser des pièges à cons? Ne leur demandons-nous pas, le matin, après le réveil "As-tu brossé tes dents et plumé ton toutou?".
Dès lors je ne peux mieux faire que de participer activement au bien être économique de cette belle région.
Puisque votre non-venue va constituer un grave manque à gagner pour l'économie locale, vous conviendrez avec moi qu'il est normal que vous participiez à combler ce vide.
Je vous invite donc à envoyer votre règlement par chèque libellé à l'ordre de Sam Débecte à "Sam Débecte, rue du Traquenard, 2998858 Tripoter La Gonzesse, France". (N'oubliez pas de préciser "France" si vous êtes un non-touriste étranger).
Nos amis non-touristes belges sont exemptés de règler leur règlement deux fois, mais pas une, malgré les on-dits.

Portez vous bien et profitez donc de cet agréable temps de repos qui s'annonce pour vous avancer dans votre travail.


Vous me remercierez un jour.

@ bientôt.

Sam

19 mai 06 - aprem.

Bonzour!!
Pas le temps!!!
Pressé/occupé/busy-à-donf.
Désolé pour vous et surtout moi, mais je vais devoir remettre à plus tard le plaisir de vous faire c... avec mes états d'âmes et autres toquades.
Ne pleurez pas, je reviendrai...
Niark, niark, niark.

@ bientôt.

Sam

17 mai 06 - le matin.

Bienvenue au Paradis: un site vermeilleux.
Tout pour le bonheur: conseils avisés, humour débridé, recettes de cuisine, chroniques variées... avec Bienvenue au Paradis, c'est le dépaysement à chaque carrefour.
D'ailleurs mettez à jour vos infos concernant le code de la route, "Fluide Glacial", adorable magazine de bandes dessinées dont je suis fan vous propose ses nouveaux panneaux. Quelques exemples - juste quelqu'uns - sur Bienvenue au Paradis, à droite.

Ce hors série de FG est paru il y a quelques temps et je m'étais promis de mettre quelques unes de leurs précieuses infos sur votre site adoré: Bienvenue au Paradis. N'hésitez pas acheter ce numéro qui est très amusant et instructif.
Ceci est de la pub gratuite, of course, Bienvenue au Paradis n'a aucun lien avec FG. Sauf une affaire d'affection et de respect.
Bienvenue au Paradis, par ma plume mon clavier interposé, vous souhaite à toutes et tous d'aégrables moments sur ce site et vous revoir très bientôt sur ses lignes (pas toujours) régulières.

ps 1 : Vous vous posez la question "Mais pourquoi y a t'il des "Bienvenue au Paradis" partout?? C'est encombrant/gonflant..." et vous avez raison.
Je ne vais pas politifier à outrance et m'tendre longuement sur l'habilité de ce raisonnement (qui est le votre, prenez-en bien conscience, le votre) qui vous fait vous poser ce genre de question, non. Ce n'est pas le genre de la maison. Bienvenue au Paradis est un site sérieux. Bienvenue au Paradis doit sa réputation de sérieux à justement ne pas tenter d'emberlificoter ses joyeux visiteurs derrière un nébuleux galimatia d'interrogations aussi spongieuses que vaines...
Bref je vous réponds: "Parceque - & - quand on trouvera plus facilement Bienvenue au Paradis sur les moteurs de recherche vous me direz merci.".

ps 2 : à la relecture des lignes au-dessus c'est clair: chuis mûr pour Matignon (Je toperai bien le ministère de l'info, de la culture, de la censure et de la joyeuse dérive...).


Sam

16 mai 06 - tôt

Il y a aussi, à mettre au compte des aberations coutumières, les fatalités du genre "Non seulement on a mal mangé mais en plus ce n'était pas copieux", à la sortie d'un restau.
Ok, en d'autres termes ça donne un truc du genre "C'était de la merde et y en avait pas assez". Mouaich...
Ce type d'incohérences est frappant et qui n'a jamais trouvé un site web anti-mondialiste?
Peu importe.


Renseignez-vous !!!
Nouveaux panneaux du code de la route:

Gentiment piqué à l'excellent "Fluide Glacial" sans leur aimable autorisation.
Visitez leur site !!!
(je connais pas l'url)


Ceci est une définitivement belle journée, et les mauvais coucheurs, les incohérents, les désordonnés du ciboulot, les gens à la logique perturbée n'y pourront rien.
Et je m'aperçois alors que ce mot touche à sa fin. Pas de colère? Pas de rancoeur? Pas de bile mal digérée aujourd'hui - tout au moins pour le moment?
Ceci sonne comme un point final.
Je souhaite donc une bonne journée et plein de sérénité paisible (mais énergique tout de même) @ ceux et celles qui lisent ceci (aux autres aussi, d'ailleurs, mais ils ne le savent pas, ces piteux ignorants) et rendez-vous @ la prochaine haine.


Sam

15 mai 06 - vers 10 h 30 - de la fulgurance des beaufs


Ok, les concessions se payent cash.
Ce matin un café dans le bistrot du coin a suffit à me le rappeler.
L'obligation de fermer son bec face à la couennerie ambiante a suffit à me le rappeler.
L'inutilité flagrante des combats contre des moulins à vents a suffit à me le rappeler.
Et bien sûr je me suis tû. J'ai écouté sans coup férir les traditionnelles jérémiades (même pas avinées à cette heure matinale) de ceux qui savent. C'est chez eux comme une seconde peau, ils savent. Aucune place au doute, aucune place à la question, ILS SAVENT.
Y sont nés comme ça.
Tout petits foetus ils savaient déjà et ça s'est pas amélioré avec l'âge.
Débuts d'ambryons ils avaient déjà leurs certitudes.
C'est un genre d'état d'être que j'admire assez je dois dire.
Total respect.
Il est inutile que je fasse le tour des réflexions entendues, vous les connaissez déjà ("faudrait leur couper les burnes...", "La peine de mort, cher? Une bastos c'est pas cher, pourtant..." et tutti quanti).
Je zappe le ridicule "Y nous faudrait une bonne guerre, mon bon monsieur, ma brave madame, une bonne purge..." qui n'a pas été dit mais l'esprit était là.
Bref, un début de semaine en fanfare, donc, des concessions faites par le simple fait de ne rien dire et la mauvaise humeur/lassitude pour la journée qui découle des dites concessions (la prochaine fois que j'irai boire un café j'emporterai mon bazooka).
Je vous souhaite un lundi fructueux à toutes et à tous.

Oh, au fait, vous n'étiez pas obligé de lire ce qui précède.

Sam

14 mai 06 - début d'aprèm

Scrongneugneu.
Mon Dieu ! (nan, c'est pas à toi que je m'adresse, cher(e) visiteur(euse), mais à l'occupant des cieux, celui du dessus).
Que je souffre, que dis-je, que j'erre.

Faut toujours que les anicroches de ce type tombent un dimanche. C'est pas pour rien que c'est le jour du Seigneur. On le savait capable de tout, et pis paf!
Faut dire que j'ai zappé ma prière ce matin, aussi bien Il l'a mal pris. On sait pas, après tout. Qui sait s'Il n'est pas un peu susceptible?
Question du jour: Dieu est-il soupe au lait?
Stop, cessons ces sottises, please.
Si ce n'était cette saugrenue survenue de sots aléas au niveau du taf la journée serait superbe.
D'ailleurs, météorologiquement elle l'est. Un soleil de plomb, radieux, incandescent, rougoyant, large comme un enjoliveur de Rolls, brille là haut, quelque part derrière les nuages.
C'est vrai, je vous jure.

J'espère que vous aussi vous vous reposez à la fois correctement et dominicalement.
Alors, profitez-en! Demain tombe un lundi, avec toute la sainte séquelle de tracas et vissicitudes qui colle au fion de ce jour.

Ah, juste une petite demande, s'il te madame ou mademoiselle, toi qui est belle comme une comparaison flatteuse, s'il te plait monsieur, toi qui est sagace comme un sage avant la première vodka, laisse un petit mot ici bas, je veux dire dans le bureau des messages, en bas de page. Ce ne coûte pas cher, ça ne rapporte rien et ça ne fait pas forcément plaisir non plus, mais je sature un peu de prêcher dans le désert.
On a beau être au Paradis, on est pas un saint n'est ce pas?

Bonne fin de journée, bon Stade 2 pour les plus atteints et @ bientôt.

Sam

13 mai 06 - vers 11 heures du matin

Yop/glop.
J'expert que tout va bien dans votre univers et que vous avez l'énergie faste des débuts de week-end.
Ici aussi tout baigne et je me suis bien remis des émotions d'hier (voir ci-dessous).

La vieillesse est décidemment une maladie grave - nan je ne le dis pas pour moi, nan, je le dis pour quelqu'un de proche qui présente les symptômes: symptomes physiques, bien sûr, mais symptomes mentaux aussi: difficulté à apprécier les nouveautés dans tous les domaines, fatigue cérébrale grandissante de jour en jour... on appelle ça l'usure, je crois.

Bref, c'étaient juste 5 minutes de spleen, quelques lignes de prise de tête.

Aujourd'hui c'est samedi, ce soir ce sera la fête, bien sûr, samedi oblige.
Rires-danses-chants-fun, fun, fun...
Fun...
Pas vraiment la pèche, en fait, il va me falloir en faire, des grimaces, ce soir, pour attirer quelqu'une dans mon lit. C'est ainsi, c'est la vie.

Bonne journée @ tous et toutes et @ bientôt.


Sam

12 mai 06 - (de) 19 heures moins 25 (à) 20 heures

Et Arlette me fait de plus en plus penser à un gros clafoutis. Le genre de pâtisserie qu'on se taperait bien, même entre les repas, même en aparté, même en pensant à autre chose, même en ne pensant pas du tout.

"Oh !", vous entends-je marmonner dans vos barbes, mesdemoiselles et mesdames, "Sam est de retour après un mois d'absence et ça se voit dès ses premiers mots.
Le malotru is back.
Quelle va être la nouvelle astuce de l'olibrius? Va t'il nous tanner le cuir de ses fantaisies, fantasmes et diverses et délurées dérives fantasmagoriques???"
Que non.
Bien que gentiment surnommé "L'Epave" par certaines petites amies, je ne cèderai à aucune dérive, aucune, non!
Point, que nenni. Aucune errance en vue et je suis sincère et franc - profitez-en, c'est pas courant.
Alors on fait silence dans les rangs, si vous le voulez bien, pendant que je poursuis sur mon clafoutis.

Mon clafoutis, donc.
Mon clafoutis, Arlette de son petit nom, est serti en tailleur sur un tapis rose. Sucrerie sur sucrerie, en somme, assez dionysiaque finalement. Pour parachever son image elle a revêtu une jupe orange en skaï.
Vi.
Bon.
Je dois à la première honnêteté de vous avouer que je n'avais, jusqu'à tout à l'heure, moment irréel où j'ai vu Clafoutis, jamais eu le moindre prémisse de l'ombre du début du premier signe de l'ambryon d'un doute que puisse exister cette matière étrange qu'est le skaï orange.
Un genre de truc bizarrement caoutchouteux, probablement poisseux, curieusement élastique et qui doit flairer à mort les hydrocarbures quand on s'approche. Le produit orange d'une raffinerie pour dames, quoi.
Mon clafoutis orange est donc serti sur son tapis rose et je le soupçonne de volontairement entr'ouvir subrepticement les cuisses, histoire de provoquer une émotion, une émulsion, une érection, je ne sais pas vraiment quoi mais en tous cas un de ces trucs en "ion" semblerait-il.
Je devrais sans doute agir, d'une manière quelconque, faire au moins l'effort minimum d'un petit sourire, voire me fendre d'un clin d’œil complice, mais pourquoi me sens-je (me sens-je, espèces de bananes, pfff, pas mésange, mauvaise langue, chuis beaucoup de choses mais chuis pas une mésange) détaché de ses simagrées conventionnelles?

"Ah" vous entends-je encore, mesdames et mesdemoiselles, toujours prètes à brandir le canif castrateur de l'impuissance potentielle "On le savait bien que ce Sam n'était pas un homme à part entière, on le savait bien que ce gugusse n'avait rien dans la culotte... Une merde, une larve, une fiotte, une bouse, une ... etc."
- Ok, ok, arrêtez tout, j'avoue humblement et honnêtement, c'est vrai et je compte sur vous pour me croire.
Je n'ai aucun courage, aucun tact, pas de sens du contact non plus, ni celui de l'humour ou de la répartie, aucune sensualité d'aucune sorte, rien.
Que dalle, peau de balle, que tchi, nada.
Certains potes me surnomment "Morne Désert", d'ailleurs, et les autres m'appellent directement "Kalahari", pour gagner du temps.
Dans mon quartier je suis connu comme "Hébétude", Sam n'est que mon prénom et vous ne pouvez pas savoir combien il est dur d'écrire un mot doux quand on sait qu'il faudra le signer "Sam Débecte". Très chiant, vraiment, oui.
C'est pas un hasard, tout ça, hein? Fatalité, fatalité...
Rien dans la culotte, donc, et très peu de pulsions. A peine le minimum syndical, et encore, j'ai pas la carte.
Pusillanime, velléitaire et renfrogné. La totale, bien sûr.
La complète au beurre comme on dit en Bretagne.
Le festiv' intégral et tous les rushes comme ils pourraient dire à Canne.
Et j'ai jamais baisé.
Si, un peu, tout de même, mais rarement.
Vi.
Très rarement.
Surtout si on enlève les fois où c'était par erreur, par fainéantise ou par distraction.
Voilà qui est dit.


Bref, Arlette s'agite, gesticule et tricote du popotin.
Qu'elle cesse, elle va se chopper un torticulis, se niquer un organe ou s'esquinter un truc si elle continue ainsi, pense-je. Mais Arlette n'arrête pas et tout ceci devient très gênant, vraiment, oui, vraiment.
Cette affaire d'agitation popotinière m'embarrasse passablement et je vois venir le moment où, si une décision ne s'impose pas d'elle-même, je vais devoir la prendre (la décision, voyons! la décision).
Je sens venir l'instant où l'émotion va se concentrer localement.
Je sens venir l'instant où l'émotion va se manifester turgescemment.
Je sens venir l'instant où l'émotion va m'éloigner de vous, ami(e) lecteur(trice).
Je sens venir l'instant où l'émotion va me faire terminer ce texte.
Voilà qui est fait.
@ bientôt (néanmoins).

(... chaleurs ... chaleurs...)

Sam

06 mars 06 - 15 heures 16

Qui dans sa vie n’a jamais reçu de lettre anonyme ?
Vous ? Moi ?
Wep, j’avoue, je n’ai jamais reçu de lettre anonyme, c’est vrai.

Voici pourtant quelques réflexions simples sur le raisonnement à avoir au cas où vous en recevriez une.
Observez d’abord la signature.
Si la lettre est signée "Un ami qui te veux du bien…" plusieurs conclusions s’imposent.

D’abord s’il adopte le vouvoiement – un ami qui vous veut du bien -, c’est que cet ami vous veut du bien ET vous respecte, ouf, ça vaut mieux que l’inverse.
Ensuite il s’agit d’un adepte des lieux communs et des pléonasmes, ensuite encore vous savez à présent que cet ami ne vous veut pas de mal, ce qui est déjà ça de pris. En effet vous avez déjà beaucoup d’ennemis qui vous veulent du mal, alors, si vos amis s’y mettent… bref.
Si la lettre commence par "Salut connard…" c’est que c’est manifestement quelqu’un qui vous connaît bien. Il vous faut un dessin, en plus ?
Si la lettre se poursuit ainsi : "Je te donne d’abord quelques nouvelles de ta femme…" vous pouvez en conclure qu’il s’agit donc d’un ami qui ne vous veut pas de mal, qui vous connaît bien et qui est proche de la famille. De votre femme surtout. En tous cas ceci resserre l’étau de vos convictions.
Poursuivons.
"Pour ton gosse t’inquiètes pas, je te le rendrai, d’ailleurs, voilà déjà une oreille…"
Ok.
Sachez apprécier avec goût l’humour de votre tout nouveau copain épistolaire. Vous déduisez aisément de tout ceci qu’il s’agit d’un ami qui ne vous veut pas de mal, qui vous connaît bien, qui est proche de la famille, surtout de votre épouse, qui connaît (ou connaissait) votre(s) enfant(s) et qui aime bien la rigolade.
Ca se resserre, ça se resserre.
Z’êtes d’accord, non ?
"Si tu veux revoir ton clébard vivant, apporte la somme de xxx euros en coupures usagées à…"
A ce stade de votre étude, inspectez consciencieusement la somme exigée. Moins de 100 € = médiocre ou sdf chronique. Plus de 5000 € = adepte des drogues dures ou utopiste forcené. Ca devrait vous mettre sur la voie.
Il subsiste une large fourchette, j’en conviens, mais à force de vous prendre pour un flic et d’éliminer les suspects…
Cherchez à présent quelqu’un qui n’a jamais pu encaisser Mirza votre toutou à vous.
Au point de vouloir SA MORT. Hou la la. Brrrrrr.
Tout ça est effrayant mais gardez la tête sur les épaules, vous vous approchez du but.
Vous avez à présent suffisamment d’éléments pour savoir qu’

1) il s’agit d’un ami
2) il ne vous veut pas de mal
3) il a honte de son écriture, la preuve, il préfère se faire c… à découper un journal plutôt que d’utiliser un stylo
4) il est proche de la famille – enfindevotrefemmesurtout.
5) il adore vos enfants, surtout en pièces détachées
6) il peut pas saquer Mirza

S’il reste encore beaucoup de coupables potentiels dans votre entourage, c’est que vous êtes très, très populaire, bravo, je vous envie d’avoir autant d’amis.
Quoiqu’il en soit, remerciez d’abord celui-ci d’accepter de vous débarrasser de cette saloperie de clebs qui pisse partout et bouffe comme huit. Une fois cette chose faite, tentez de négocier avec lui un paiement par chèque, voire des versements échelonnés. En effet, compte tenu des délais d’encaissement obtenus, vous aurez plus de temps pour emprunter le montant de la rançon.
Emprunter ?
Mais emprunter à qui ?
A qui ?
Mais vous ne manquez pas d’amis, apparemment.
Alors profitez-en. Ils le font bien, eux, non ?

Signé :
« …trop facile, je vous laisse le choix… »

24 janvier 06 - 11 heures 30
"DE ses cinq sœurs, Cass était la plus jeune et la plus jolie.
D'ailleurs, Cass était la plus jolie fille de la ville. Cinquante pour cent de sang indien dans les veines de ce corps étonnant, vif et sauvage comme un serpent, avec des yeux assortis. Cass était une flamme mouvante, un elfe coincé dans une forme incapable de la retenir. Longs, noirs, soyeux, ses cheveux tournoyaient comme tournoyait son corps. Tantôt déprimée, tantôt en pleine forme, avec Cass c'était tout ou rien. On la disait cinglée. On : les moroses, les moroses qui ne comprendront jamais Cass. Pour les mecs, elle n'était qu'une machine baiseuse. Cinglée ou pas, ils s'en moquaient.
Cass aimait la danse, le flirt, embrasser les hommes, mais sauf pour deux ou trois, au moment où les types allaient se la faire, Cass leur avait toujours filé entre les pattes, salut les mecs.

Ses sœurs lui reprochaient de mal utiliser sa beauté, et de ne pas se servir assez de sa tête. Pourtant, Cass était intelligente, et elle avait une âme. Elle aimait la peinture, la danse, le chant, la poterie, et quand les gens souffraient, allaient mal, Cass avait vraiment de la peine pour eux. C'est bien simple: Cass ne ressemblait à personne; Cass n'avait pas l'esprit pratique. Ses sœurs étaient jalouses parce qu'elle séduisait leurs bonshommes, et puis elles lui en voulaient de ne pas mieux les exploiter. C'est avec les laids qu'elle se montrait la plus gentille, les soi-disant beaux mâles lui répugnaient : « Rien dans le ventre, rien dans la tête, disait-elle. Un joli petit nez, des petites oreilles, bien ourlées, et ils commencent à rouler. Tout en surface, rien à l'intérieur. »
Telle qu'elle était, Cass frôlait la folie; telle qu'elle était, on la traitait de folle.
L'alcool avait tué son père et la mère avait disparu en abandonnant ses filles. Les filles avaient été voir un oncle, qui les mit au couvent. Là, plus encore que ses sœurs, Cass avait été malheureuse. Toutes les filles étaient jalouses de Cass, et Cass avait dû se battre avec la plupart. Elle était marquée au rasoir sur le bras gauche, en souvenir de deux bagarres. Une cicatrice lui barrait la joue mais cette cicatrice, loin de l'enlaidir, rehaussait sa beauté.
J'ai connu Cass au West End Bar quelques nuits après sa sortie du couvent. Plus jeune que ses sœurs, elle avait été relâchée la dernière. Elle est venue s'asseoir à côté de moi, sans façons. J'étais sûrement l'homme le plus laid de la ville, ça a peut-être un rapport.
Je lui ai demandé:
« Tu bois quelque chose?
- Pourquoi pas? »
Je ne crois pas que nous ayons dit des choses extraordinaires cette nuit-là. Mais avec Cass tout changeait. Elle m'avait choisi, c'était aussi simple que ça. Rien ne la pressait. Son verre lui a paru bon et elle en a repris d'autres. Cass avait l'air d'une gamine, mais on la servait quand même. Elle devait montrer de faux papiers au barman, je ne sais pas.
Bref, à chaque fois qu'elle revenait des W.-C. et qu'elle s'asseyait à côté de moi, je me sentais très fier. Cass était la plus jolie fille de la ville et aussi une des plus jolies filles que j'ai jamais connues. Je l'ai prise par la taille et je l'ai embrassée.

« Tu me trouves jolie?
- Oui bien sûr, mais il y a autre chose... il Y a plus que ton visage...
- Tout le monde me reproche d'être jolie. Je suis vraiment jolie?
- Jolie n'est pas le mot, c'est même presque impoli. »
Cass a plongé la main dans son sac et j'ai cru qu'elle cherchait un mouchoir. Elle a ressorti une longue aiguille à chapeau. Je n'ai rien pu faire, elle s'est plongé l'aiguille dans le nez, juste au-dessus des narines. J'ai été dégoûté et horrifié.
Cass m'a regardé en riant:
« Alors, je suis toujours jolie? J'attends ton avis, mec! »
J'ai retiré l'aiguille et j'ai arrêté le sang avec mon mouchoir. Plusieurs personnes, dont le barman, avaient assisté à la scène. Le barman s'est amené:
« Dites donc, recommencez votre cirque et je vous mets dehors. On n'a pas besoin de vos comédies ici.
- Va te faire foutre, mec!
- Feriez mieux de la surveiller, m'a dit le barman.
- Ne vous en faites pas pour elle. »
Cass a crié:
« C'est mon nez, et je fais ce que je veux avec !
- Non, dis-je, ça me fait mal.
- Ça te fait mal que je me plante une aiguille dans le nez?
- Oui.
- Bon, je ne recommencerai plus. Allez, fais un sourire! »
Cass m'a embrassé, avec une petite grimace sous son baiser, mon mouchoir pressé sur le nez. Le bar a fermé et nous sommes allés chez moi. Il restait de la bière, on s'est assis pour bavarder, et là, j'ai vraiment senti combien Cass était une fille gentille, ouverte. Elle se donnait sans réfléchir. Mais il suffisait d'une seconde pour qu'elle se referme, qu'elle retombe dans son incohérence sauvage. Schizo. Belle, intelligente et schizo. Un homme, le moindre accident, pouvaient la démolir pour toujours. Je me disais: pourvu que ça ne soit pas moi.
On est allés au lit, j'aï éteint la lumière et Cass m'a demandé:
« Tu as envie quand? Tout de suite ou demain matin?
- Demain matin. »
Et j'ai tourné le dos.
Le lendemain matin, je me suis levé, j'ai préparé deux cafés et j'en ai porté un à Cass.
Elle a ri :.
« Tu es le premier type que je rencontre qui débande la nuit.
- Bah! on n'a pas besoin de ça, toi et moi.
- Si, j'ai envie et tout de suite. Attends-moi, je reviens! »
Cass a disparu dans la salle de bain. Elle est ressortie dans la minute, éblouissante, ses longs cheveux noirs brillaient, ses yeux brillaient, elle brillait. Cass ondulait vers moi tranquille et nue, et c'était bien. Elle s'est glissée sous les draps.
« Viens, mon amant. »
Je suis venu.
Cass embrassait longuement et sans impatience. J'ai caressé sa peau, ses cheveux, puis je suis monté sur elle.
C'était chaud et serré. Je lui ai fait l'amour doucement, je voulais que ça dure. Elle me regardait droit dans les yeux.
J'ai demandé:
« Comment tu t'appelles?
- Qu'est-ce que ça peut bien te faire?»
J'ai ri, et on a continué à baiser. Plus tard, elle s'est habillée et je l'ai ramenée au bar, mais impossible de l'oublier. Je n'avais pas de boulot et j'ai dormi jusqu'à deux heures, puis je me suis levé pour lire le journal. J'étais dans la baignoire quand Cass est arrivée avec une énorme plante, un bégonia.
« Je savais que je te trouverais dans la baignoire, je t'ai amené de quoi cacher ton machin, petit sauvage! »
Cass m'a jeté le bégonia dans la baignoire.
« Et comment savais-tu que je serais dans la baignoire?
- Je le savais. »
Presque chaque jour Cass arrivait quand j'étais dans la baignoire. Je n'avais pas d'horaire fixe mais elle se trompait rarement, toujours avec un bégonia. Ensuite on faisait l'amour.
Une ou deux fois, elle m'a téléphoné en pleine nuit pour que je vienne la sortir de taule, après une bagarre ou un verre de trop.
Cass racontait:
« Les salauds, tu les laisses te payer un verre et ils se croient obligés de te mettre la main dans la culotte.
- Quand tu dis oui, tu sais ce qui t'attend.
- Je crois toujours qu'ils s'intéressent à moi, pas seulement à mon corps.
- Moi je m'intéresse à toi et à ton corps. Cela dit, la plupart des types ne doivent pas voir plus loin que tes fesses. ».
J'ai quitté la ville six mois, histoire de prendre l'air. Je pensais toujours à Cass mais on avait eu une petite discussion, et puis j'avais envie de bouger. Quand je suis revenu, je la croyais déjà loin, mais elle est arrivée au West End Bar une demi-heure après moi.
« Salut, salaud, alors on est revenu? »
Je lui ai commandé un verre. Puis je l'ai regardée. Elle portait une robe à col montant. Je ne lui avais jamais vu une robe pareille. Et, enfoncées sous ses yeux, deux épingles à tête de verre. On ne voyait que les têtes de verre, mais les épingles dessous étaient bien plantées.
« Bon sang, tu essaies encore de t'abîmer, hein?
- Idiot, c'est la mode.
- Tu es cinglée.
- Tu m'as manqué.
- Il y a quelqu'un d'autre?
- Non, il n'y a personne d'autre. Rien que toi. Mais maintenant je tapine. C'est dix dollars, gratuit pour toi.
- Enlève ces épingles!
- C'est la mode!
- Ça me fait beaucoup de peine.
- C'est vrai?
- Bien sûr que c'est vrai. »
Cass a retiré les épingles, lentement, et les a remises dans le sac.
« Pourquoi vends-tu ta beauté? Ça ne te suffit pas d'être belle?
- Pour les gens c'est tout ce que j'ai, ma beauté. La beauté n'existe pas, la beauté ne dure pas. Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance: au moins, si on t'aime, c'est pour une autre raison.
- D'accord, j'ai de la chance.
- D'ailleurs, es-tu vraiment laid? Les gens pensent que oui, moi je ne sais pas. Tu as un visage fascinant.
- Merci. »
On a repris un verre, puis Cass m'a demandé:
« Qu'est-ce que tu fais, en ce moment?
- Rien. Je n'arrive pas à m'y mettre. Rien ne m'inspire.
- Moi non plus. Si tu étais une femme, tu pourrais tapiner.
- Je n'ai pas très envie de contacts si intimes avec tous ces inconnus. C'est épuisant.
- Tu as raison, c'est épuisant, et puis tout m'épuise. »
On est sortis ensemble. Dans la rue, les gens se retournaient sur Cass, comme d'habitude. Cass était toujours une belle fille, et plus belle que jamais.
On est rentrés chez moi, j'ai entamé un litre de vin et on a bavardé. Cass et moi, on n'avait pas de problème pour parler.
Elle parlait, j'écoutais, je parlais. La conversation roulait tranquille. On avait l'impression de découvrir des secrets ensemble. Quand on en découvrait un bon, Cass riait, de son rire à elle. On aurait dit la joie qui sort de la flamme. Tout en causant on s'embrassait et on se serrait l'un contre l'autre. Ça nous a chauffé le sang et on a décidé de se coucher. Alors Cass a enlevé sa robe montante et je l'ai vue - une cicatrice affreuse en travers de la gorge, large et profonde.
J'ai crié du fond du lit:
« Putain de bonne femme, qu'est-ce que tu as fait encore?
- C'est l'autre nuit avec un tesson, un coup d'essai. Quoi, tu ne m'aimes plus? Je ne suis plus jolie? »
J'ai tiré Cass sur le lit et je l'ai embrassée. Elle s'est dégagée en riant:
« Il Y a des types qui me filent les dix dollars, je me déshabille et hop, ils n'ont plus envie de baiser. Je garde les dix dollars. C'est très drôle.
- Très. Je meurs de rire... Cass, connasse, je t'aime... arrête de te démolir. Tu es la fille la plus vivante que j'ai jamais rencontrée. »
On s'est encore embrassés. Cass pleurait sans bruit, ses larmes gouttaient sur ma peau. Ses longs cheveux noirs m'enveloppaient comme le drapeau de la mort. Notre étreinte fut lente, obscure et merveilleuse.
Au matin, Cass s'est levée pour préparer le petit déjeuner.
Elle avait l'air calme et heureuse. Elle chantait. Je suis resté au lit, je savourais mon bonheur. Cass est venue me secouer:
« Debout les morts! Débarbouille-toi, lave ta queue et viens becqueter, je t'invite! »
Ce jour-là, on est allé à la plage en bagnole. Un jour de semaine, désert et magnifique, à la fin du printemps. Les clodos de la plage dormaient dans leurs guenilles, sur l'herbe à côté du sable. D'autres étaient assis sur les bancs de pierre et partageaient une triste bouteille. Les mouettes tournoyaient, follement indifférentes. Des vieilles de soixante-dix ans et plus étaient assises sur les bancs et parlaient de liquider des héritages laissés depuis longtemps par des maris lâchés au train et achevés par la connerie. Pour tout dire, il y avait de la sérénité dans l'air et nous avons marché un moment avant de nous allonger sur l'herbe, sans un mot. On était bien ensemble, voilà tout. J'ai acheté deux sandwiches, des chips, des bières, et nous avons déjeuné sur le sable. Puis j'ai serré Cass contre moi et nous avons dormi une petite heure.
C'était meilleur encore, peut-être, que de faire l'amour. Filer ensemble dans le sommeil sans la secousse du désir. Nous sommes revenus chez moi et j'ai préparé à dîner. Après le dîner, j'ai demandé à Cass si elle voulait vivre avec moi. Elle a pris son temps, puis elle m'a regardé et elle a dit:
«Non.»
Je l'ai reconduite au bar et je l'ai laissée après un dernier verre.
Le lendemain, j'ai déniché un boulot de magasinier dans une usine et j'ai terminé la semaine en bossant. J'étais trop crevé pour faire autre chose mais le vendredi soir je suis retourné au West End Bar. Je me suis installé et j'ai attendu Cass. Les heures ont passé. Quand j'ai été bien beurré, le barman m'a parlé:
« Désolé, pour votre petite amie.
- Quoi?
- Vraiment désolé. Vous n'étiez pas au courant?
- Non.
- Suicide. On l'a enterrée hier.
- Enterrée ?
Et moi qui guettais son arrivée. Comment avait-elle pu faire une chose pareille?
« Ses sœurs se sont occupées de tout.
- Suicidée? Je peux vous demander comment?
- Elle s'est ouvert la gorge.
- J'ai compris. Donnez-moi à boire. »
J'ai picolé jusqu'à la fermeture. Cass, la plus jolie des cinq sœurs, la plus jolie fille de la ville. J'ai réussi à rentrer avec ma bagnole et je suis resté à cogiter. Quand elle m'a dit ce non, j'aurais dû insister au lieu de me taire. Je lui avais demandé de vivre avec moi et ça l'avait touchée, j'en suis sûr. Dans cette histoire j'avais été trop réservé, trop distant, trop flemmard. Je méritais de crever et je méritais sa mort. Je n'étais qu'un chien. Et là, j'insulte les chiens. Je me suis levé, j'ai déniché une bouteille de vin et je l'ai vidée comme une brute. La plus jolie fille de la ville, Cass morte à vingt ans.
Dans la rue ça klaxonnait. Les types appuyaient à fond, ils insistaient. J'ai balancé la bouteille et j'ai gueulé:
« FERMEZ-LA, FILS DE PUTES! »
La nuit tombait lentement et c'était trop tard.
"

Bah, oui, j'ai relu Les Contes de la Folie Ordinaire, de Bukowski, hier soir. Bien ficelé, non?
Un peu plus hard que le Da Vinci Code, j'en conviens. Pas d'images toutes faites chez Bukowski, pas de "filer comme le vent" ou de "kaléidoscope de couleurs" (arfff!!! plus usé tu meurs).
Je préfère Bukowski et ses images qui biseautent l'empathie. J'aime.


@ bientôt
Sam.

10 janvier 06 - 11 heures
Bouh....
Que de choses se sont passées en mon absence en ces lieux...
Inutile que je tente de vous les résumer, toutes ou en partie, elles ont été trop nombreuses et totalement dénuées de positif.
Les plus curieux pourront jeter un oeil dans le journal afin d'en avoir un bref compte rendu et de savoir plus en détail où, pendant plus d'un mois, était passé leur Sam adoré.
Que les autres se contentent du présent, c'est parfait ainsi.
Donc, et puisque les civilités en usages n'ont pas été observée dans les temps impartis, je vous souhaite à toutes et tous une joyeuse année 2006.
Quelle vous soit heureuse et propice.
Puissiez-vous trouver l'amour si vous ne l'avez pas et que vous le cherchez.
Puissiez-vous le conserver si vous l'avez et que vous y teniez.
Puissiez-vous vous faire plein de sous, aussi; c'est pas forcément utile mais ça rend service (paraît-il).
Bref, prenez-votre pied, quand vous voulez, où vous voulez, prenez votre pied, et le bon.
Ha'j'allais oublier qu'au titre des réjouissance de la fin de la défunte année je me dois de vous souhaiter également un bon, heureux, joyeux, pimpant etc. Noël.
Ce diable de père Noël dont la hotte recèle bien des trésors, bien des mystères.
J'espère pour vous qu'il en a déposé quelques uns au pied de votre sapin à votre intention, car tel est sa raison d'être, à papa Noël. Vi, soyons sérieux une minute: ça sert à quoi d'être papa Noël si on ne fait pas son boulot.
Et quel boulot!
Pour papa Noël, le 24 décembre au soir c'est le coup de bourre.
Faut pas donner du mou, tout dans la pèche.
Des miyards de choses à faire en même temps, un peu comme comme dans la série Urgences qui passe quelques fois à la TV. Pas le temps de plaisanter ou de se polir le polichinel.
J'arrète mes exactions, du travail sérieux m'attends (vi j'en ai un).

6 janvier 06 – 21 h 00
Désolé.
Même pas pris le temps de vous souhaiter un bon Noël, une joyeuse année 2006 et tout le bataclan, tout est allé trop vite.
Je vous passe les détails trop persos mais je vous jure qu’ils n’ont rien de réjouissants. Juste une étrange galère faite d’incompréhension de Sam par Sam, incompréhension qui s’en va grandissante au fur et à mesure que le temps passe.
Eté transféré vers un hôpital psy – un vrai celui là, avec des cris, des portes qui claquent, des propos incohérents, des rires sans sens, des violences inattendues.
Cet endroit n’est pas fait pour moi et je ne souhaite plus qu’une chose : me retrouver seul avec moi-même et mon univers.
Ce qui est prévu pour le 9 janvier sauf imprévu toujours possible.
Je ne regrette pas l’expérience vécue, elle m’a appris bien des choses, la plupart douloureuses mais réelles.
Mais je n’aspire plus désormais qu’à retrouver mon énergie éteinte.
Pour le moment…

14 décembre 05 – 10 heures 30
La vie ici poursuit un cours désormais plus ou moins découvert et les jours sont balisés de points forts plutôt dérisoires qui, mis à part les visites des psychiatres sont tous orientés bouffe : heure du ptit dèj, heure du dèj, heure du goûter, heure du bouffer du soir…
Quelques autres activités sont proposées qui feraient rougir de ridicule un enfant en bas âge : époque de Noël oblige, il s’agit ces temps ci de tracer des étoiles de David et de les colorier. Ensuite il convient de les découper (aux ciseaux, bon Dieu, pas de cutter, c’est une clinique psy, faut pas déconner). Après la découpe il s’ensuit la dépose, soigneusement, sur chaque porte de l’établissement. Passionnant, comme on voit. Pas vraiment enrichissant intellectuellement parlant mais c’est ainsi…
Personnellement, j’ai choisi de faire l’impasse sur cette activité, que je juge un peu, heu… neuh neuh… Pas vous ? Prenez rendez-vous, dans ce cas, je vous souhaite un bon pied, tant au traçage qu’à la découpe des étoiles. Moi je le sens pas.
@ bientôt.
Sam

13 décembre 05 – 20 heures 30
C’est très curieux.
J’ai rarement autant eu l’impression d’être un extra-terrestre. L’heure du repas du soir, dans un mix de self service et de réfectoire d’école m’est difficile à supporter. J’expédie rapidement l’ingestion d’une cuisine d’hôpital pour fuir ces gens qui semblent goûter leurs compagnies mutuelles. Tout le monde semble plus ou moins se plaire, s’entendre, ou tout au moins se satisfaire de cette ambiance faite d’accros à quelque chose (drogues, alcool, médicaments…), de dépressifs qui se soignent et de beaucoup d’autres gens dont le problème ne se voit pas à l’œil nu. Et moi, Sam, je suis au milieu de ces gens à me poser cette question, que tout le monde s’est posée un jour : « Mais qu’est ce que je fous là ?… ».
Sauf que je n’ai aucune réponse à me proposer.
Les soirées sont sensées se passer pour la plupart des patients dans une vaste pièce communément appelée « fumoir ».
C’est là qu’est l‘ambiance. Quelques groupes de gens, plusieurs taciturnes, moroses ou bien gais, rieurs… Tout ceci me donne la chair de poule.
Si cette clinique a pour but de reconstruire une faculté d’avoir un lien social, les choses vont de mal en pis en ce qui me concerne, car j’ai de plus en plus tendance à fuir mes congénères – ceux là tout au moins.
Ca ira mieux demain.
Bonne soirée, je vais bouquiner, seul, regarder un dvd (vive les portables HP, bis).
Aparté comique d’un accro à l’informatique, je viens seulement à l’instant de réaliser qu’HP c’était pour beaucoup de gens un acronyme d’hôpital psy et non d’une marque connue de matos informatique.
Rigolo, non ?

13 décembre 05 – 13 h 30
Brrrrrrrrrr !!
On en voit de vertes et de pas mûres dans le secteur.
Fallait s’y attendre, je ne suis pas dans une clinique de repos mais une clinique psy. Les gens qui sont ici ne souffrent pas tous du syndrome de l’internetite aiguë, maladie moderne si elle existe.
J’ai eu le temps de me familiariser avec des histoires absurdes, des galères sans nom ou des épisodes à vomir mais d’une banalité monstre. J’ai commencé à fréquenter les séquelles encore vivantes de la banale guerre du quotidien.
Patrick, tenez, Patrick.
Au moment où j’écris ces mots je suis encore tout retourné par son histoire, pourtant d’une quotidienneté usée à la corde. Ils ne parlent même plus de ce genre de choses, aux infos. C’est d’une atroce banalité tellement ordinaire que ce type de nouvelle n’intéresserait personne.
Ce gars de 32 ans travaillait dans une usine, la même que sa femme. Congé maladie temporaire pour lui. Elle commençait tôt le matin mais il s’est levé pour l’embrasser avant son départ. Avant de se recoucher. Sa femme a emmené leur petite fille chez la nounou avant le boulot, comme tous les jours de leur vie.
Patrick, lui, il s’est fait réveiller 2 heures plus tard, par le maire et l’adjoint au maire, sa femme venait d’avoir un accident de bagnole. Décédée, mon vieux, décédée, désolés, condoléances, etc. 10 ans de vie commune emportés par un autre type qui conduisait sans alcool, ni médicaments ni toxique d’aucune sorte. Un type qui, d’après ses dires conduisait paisiblement, à 90 km/heure et qui a raté un virage, au volant de sa 406 turbo, qui a propulsé la voiture de la femme de Patrick très loin du lieu de l’accident.
C’était le 2 avril 05 à Spézet, dans le Finistère.
Il a tout cassé ce qu’il a pût, Patrick, toutes les vitres communes de son immeuble y sont passées, à coups de poings, de tête, de pieds.
Après il a commencé à picoler sévère. Il a paumé son permis, bien sûr et la garde de sa fillette, et maintenant il est ici, dans cette clinique, pour essayer de continuer de vivre malgré tout ça.
Il est ici, à 2 chambres de la mienne, allongé sur son lit, à écouter de la zique pendant que je tape ces mots.
Il attend le jugement et il l’attendra le nombre de semaines nécessaires.
Il sait où habite l’assassin, le même bled que lui.
Il ne l’a encore jamais vu, cet assassin, ne lui a donc jamais parlé.
Il attend le jugement.
Mais après…
Il n’a plus rien à perdre, sa vie elle est foutue comme on dit dans les chansons d’Edith Piaf.
Il n’a même plus de liberté à perdre, juste une pensé lancinante, haletante : le salaud va payer. Il m’a dit : « J’ai de la patience et j’ai tout mon temps, maintenant. Le jour où il ne s’y attendra pas… »
Il n’a pas poursuivi, ce n’était pas nécessaire.
Bref tout ça n’est pas gai.
Pas vraiment fait pour remonter un moral (le mien) qui, au demeurant, se porte bien, lui.
C’est juste que le côtoiement de la vie au-delà du web est désarmant. C’est plein de douleurs diffuses, de stockage de maux.
Je ne suis pas sûr d’avoir grand chose à gagner à rester ici.
Un avenir proche m’en apprendra sans doute plus à ce propos.

Le 12 décembre 05 – 10 heures
Ha ben, voici du new, de l’innovant.
Ce Sam, vous entends-je marmonner, y peut rien faire comme tout le monde. Dès qu’il agit un peu, dès qu’il pond quelque chose, l’inattendu survient sous une forme ou sous une autre. Sous celle d’un fantôme ou celle d’un spectre ou autre. Mon Paradis, c’est l’imprévu à chaque carrefour, le coup de boule dans toutes les cagoules. Je réponds d’emblée : « Ca fait partie de mon charme. ». Et je rajoute : « Na !! ».
Ne vous en prenez qu’à vous !! Fallait pas venir au Paradis. Fallait pas goûter au fruit défendu.
Saloperie de pomme.
Si l’enfer est pavé de bonnes intentions, mon Paradis perso l’est de déchéances et de résurrections. N’allez pas me la faire à l’étonnement : la résurrection, c’est le point fort de tous les Paradis, non ? Le mien fait partie de ceux-là, en tous cas. Nulle place ici pour un paradis banal coutumier, pèpère mèmère, monotone statique, bâtit de petits riens, de laitances laiteuses, de tv-boulot-métro-dodo-baiser-bobonne le samedi, (de préférence, le samedi, c’est repos le dimanche. Y a le jour du seigneur pour se digérer les émotions, aussi fugaces soient-elles).
J’écris ces mots d’une clinique psychiatrique.
D’où le préambule, comprenez-vous ?
Ici les dimensions sont étranges. Celle du temps, par exemple. Il ne manque pas. C’est assez curieux à vivre. Etrange sensation, un machin venu d’ailleurs comme on dit dans certaines pubs. On peut clavioter sans remord envers le boulot qui passe, le temps attend, pour peu qu’on ait le matériel nécessaire, ce qui est mon cas (merci HP et ses portables).
Connexion web impossible, par contre, Sam est coupé du monde. Coupé du vrai monde, le votre, celui de ceux et de celles qui lisent ces messages, m’envoient des mails, coupé du TRAVAIL A FAIRE, QUOI QU’IL EN SOIT, QUOI QU’IL EN COÛTE ET QUI EST A FAIRE, NOM DE DIEU DE NOM DE DIEU.
Paresse cérébrale, cachetons-laxatifs pour l’intellect.
Ne rien faire, quand on ne connaît pas ça, a des effets étranges.
Un genre de vacuité désarmant, comme après une intense chiasse. Et ça fout la trouille, aussi, on sent comme une stérilité qui guette, pas une sorte de mort, non, ça, la mort, on sait ce que c’est, on la connaît, on vit avec depuis qu’on naît. Juste : rien. Rien dans le sens du contraire à quelque chose à n’importe quoi pourvu que ce soit.
Ici, juste : rien, que dalle.
Penser ? Réfléchir ? Mouaich…
J’imagine que c’est le but du jeu pour ce qui concerne pas mal de « patients » (jamais un malade n’aura aussi bien mérité ce terme).
Moi je triche. J’écris. Et j’écris utile. La preuve c’est que vous lisez (ne dites pas non, je le sais que vous lisez :o)).
J’arrive à peine dans cet endroit curieux.
Pas encore grand chose à vous en dire.
Plus prolixe la prochaine fois.
Sans faute.

1 er décombre 05 - Tôt
- Vi mame la caissière, vi, c'est moi.
- Z'en avez pour 180 euros, mon jeune ami...
- Jeune, jeune, ne parlez pas d'un truc qui vous dépasse, crénom de Dieu. Vous savez combien de générations et de générations de Corbières pur jus circulent dans mes artères? Hein? Savez? Hein?
Ben non, bien sûr qu'elle sait pas.
Quand j'en entends dire qu'ils ont 5 grammes dans chaque poche je rigole en douce.
5 grammes. Comme si ça valait un adjectif ce truc. Vi, j'en ai trouvé un: anecdotique.
T'as le le 5 g anecdotique, toi, arff arff.
Moui j'ai le 5 g scrupuleux. J'enthousiasme de nature, tu vois? Je peux pas voir un vieux pote sans y filer un coup de tire-bouchonné. Ca fait pas mes affaires au niveau du pactole bancaire mais ça entretient la connivence. Or la connivence ça importe, surtout quand on est dans la merde noire. Mais ne parlons pas de truc qui fâchent ça pourrait me foutre en boule, ce que je ne recommande à personne.
Donc t'as le 5 grammes anecdotiques quand j'ai le 6 grammes grumeleux?
Tu le sens qui grumelle, hein, dis, tu le sens? J'oubliais que je cause à des gens comme il faut, sur un site web dont j'aurai la décence, la civilité, et, heu, et la prudence de ne pas citer le nom.
Ah. J'y suis.
J'écris ces mots sur une page d'accueil d'un site internet dont le nom légal est "Bienvenue au Paradis".
Point.
C'est tout ce que j'ose au niveau révélations.
C'est tout.
Point.
Point final?
Non, point Majuscule, meussieur, point d'Interrogation, petit d'homme, accroupis toi, à genoux, scrophule, accroupis-toi si tu peux...
Alors, moui, moi, le potopote à Sam je vous entends déjà gueuler, excusez-moi faut que j'aille à la ligne:
"- c'est mon ordinateur que c'est moi que je l'ai acheté oui ou non?
- J'ai droit d'en faire ce que je veux de MON ordinateur A MOI oui ou non?
- va encore falloir supporter longtemps ces idioties (mais ça c'est parceque vous ignorez le sens des mots "inanité" et "ineptie", c'est la raison pour laquelle vous vous la jouez modeste - voyez un dico)
- cette connexion internet c'est vraiment de la daube
- Bienvenue au Paradis est décidemment mon site favori. Jamais, ma chère, jamais je n'ai eu autant auparavant l'impression de patauger dans la fange..."
Jusqu'au fion ma poule, jusqu'à l'anus, sphincters compris, que tu vas en bouffer de la bouse et sois tranquille, compte sur moi.
Car je sais.
Un truc.
Un truc que t'ignores.
Mais rassures toi, tu ne l'ignoreras plus longtemps.
Je t'en dis une bribe, juste comme ça, juste en passant.
Le meilleur
est
A venir...

30 novembre 05 - 15:50
Dégueulé mon bol de fiel ce matin.
Le bol de fiel a quelque fois du mal à passer.
La faute aux croissants, ça. Je les connais, les croissants de ma boulangère. La mère Pochard - ça ne s'invente pas. Plus frais que son derche, pourtant. Même si eux peuvent être du jour ils sentent pas meilleurs pour autant. Je songe à coller un procès à ma boulangère pour vente de prods destructifs, et non seulement destructifs, mais hargneux dans le genre destruction.
J'ai faillit crever d'OD de coke, d'héro et de moult autre choses mais les croissants jamais encore.
J'inaugure. Joie et allègresse, allons-y les enfants, y aura aucun déçu.
La destruction via le foie, t'imagines?
La plupart des gens normalement formés se collent une cyrhose par alcool interposé (foie indisposé? Alcool interposé mais ça va de soi). Moi je peux rien faire comme tout le monde, faut que ça passe par le biais des croissants. Je vous laisse imaginer la tête de médecin légiste qui me coupera en petits morceaux après que j'ai fini de défundre: "Il est mort par overdose de croissants..."
Regard interloqué du flic de service.
- Vous voulez dire que...
- Croissant/fiel - confidenfiel: on en claquerait tous...
. qu'il répète le nabab pro-science infuse.
Damned, penserai-je dans ma toute nouvelle, inouïe et innovante éternité, même à ce truc totalement improbable ils arrivent à trouver une soluce. Ils sont F A B U L EU X. Chapeau, les merdeux. Je vous tire ma casquette, ma perruque et tous ses confettis, neurones inclus, j'en ai plus besoin.
Après on va dire qu'y aurait un type, comme à la télésivion qui chercherait une explication bidon à un problème invraisemblable et que tout ça se finirait comme il faut que ça se termine...
D'ailleurs ça va se terminer.
J'en ai assez de taper ce texte qui m'a amusé un temps.
Un post scriptum à faire.
Peu de chose mais qui compte quand même.
C'est adressé à "qui saura se reconnaître" (on se croirait en temps de guerre mondiale, non?)

Et le message est "C'est vrai".
Ce qui n'est pas plus explicite, messieurs les censeurs, messieurs (et mesdames, la censure n'a pas de sexe) le fourbes, les sournois, les fausses couches, les "je n'en penses pas moins" et les "Je n'en dis pas plus", tous les mal baisés de la terre mais ce n'est pas plus parlant, non.
C'est juste un message perso pour la douce et une confirmation: de nombreuses années de soleil, de chaleur et de lumière et qui manquent.

29 novembre 05 - 10:50
- Tu sais, toi, Sam, je sais que tu sais...
J'ai replongé le nez dans mon café et ai fait mine de regarder les gens, attablés autour de nous, sur cette terrasse de bar. Chacun avait son truc à faire. Un vieux monsieur potassait un journal, une mère de famille expliquait à ses petits que non ils n'auraient pas de glace...
- 10 ans qu'on vivait ensemble... 10 ans de perdus...
Plus loin, à l'intérieur du troquet un type s'enfouissait le nez dans la mousse d'un verre de bière et une personne sortait furtivement des toilettes.
- Elle n'avait plus rien à m'apporter...
Je n'ai rien répondu à Marco qui m'avait coincé à un angle de rues et qui éprouvait le besoin de s'épancher les états d'âme. Il venait de rompre avec sa nana et c'est moi qui payait les pots cassés.
En fait je ne suis pas sûr d'avoir compris qui avait rompu avec qui mais l'un avait rompu avec l'autre, en tous cas et l'addition était pour ma pomme.
- Faut pas cracher dans la soupe que t'as bue pendant 10 ans, Marco, j'ai dit bien connement. C'est trop tard.
- Et qu'est ce qu'elle va faire, maintenant, hein? Tu peux me dire ce qu'elle va faire.?
- Ben elle va se relever, Marco. C'est bien toi qui l'a laissé tombée, hein?
- Ouaip, y en avait marre.
- Alors je ne vois pas pourquoi tu te poses toutes ces questions. A la limite ça ne te regarde plus.
- Je ne voudrais pas qu'il arrive du mal à Marianne pour autant.
Le ciel était bleu, les mouettes volaient dans le ciel, tout était bien cool, dodu comme une promesse de vacances.
- T'as rompu pourquoi, à part que tu t'emmerdais avec elle, Marco?

Silence de l'intéressé, confus et appliqué à sa réflexion, les paumes des mains sur les tempes.
J'en ai profité pour commander du café au serveur et son inséparable plateau.
- 2 autres sky s'il te plait...
- J'en pouvais plus...
- Tu l'as déjà dit... Ce serait pas elle qui se serait tirée, quelques fois...
Silence parasité par la dépose des whiskies devant nous. Un des inconvénients des garçons de café, dans les petites villes de province est qu'ils ont l'oreille bien pendue et le verbe facile. La méfiance est de mise.
- Non, c'est pas elle... enfin...
L'apparition du mot "enfin" dans cette discussion ouvre une porte à un avenir d'un autre ton. Je sens que je n'ai pas finir de boire du sky, aujourd'hui, et pourtant Dieu sait que j'ai beaucoup plus intéressant à faire.
- En fait c'est moi qui l'ai foutue à la porte. Cette cruche s'est mise à préfèrer les femmes. Comme ça là, comme on boit un verre, comme on mange un steack. J'ai levé le drapeau blanc, fallait bien trouver un terrain d'entente, j'avais pas les armes pour combattre ça. Ce genre d'envie, tu peux pas lutter contre quand t'es un mec.
- Ok.
J'avoue que mon ok était un peu laconique, mais qu'aurais-je pû dire? Vive la vie? Vive l'espoir? Vas crever locdu? Je lui en veux pas, à Marco, j'en veux à personne, chuis comme ça moi, je ne souhaite la mort d'aucun petit cheval, les choses sont comme elle sont, c'est tout.
- Marianne est vraiment une salope, a ajouté Marco.
J'ai pas relevé, pas insisté.
Mais je l'ai quand même assez mal pris. Préfèrer les femmes ne fait pas d'elle une salope, ai-je pensé.
Je lui ai dit qu'il en trouverai d'autres et toutes ces bétises qu'on dit dans ces cas là car j'avais envie de me débarrasser de lui et qu'il aille écluser ses scotches ailleurs.
Pour que je puisse enfin rentrer chez moi.
Enfin tranquille.
Et aussi pouvoir, enfin tranquille donc, raconter à Marianne la ridicule discussion que je venais d'avoir avec son ex...


Merci à Fluide Glacial - bible perso.

27 novembre 05 - 11:40
Bonjour tout le monde.
Seigneur prends pitié de nous.
C'est ce qui se jacasse sur la TV actuellement.
Je vous entends d'ici: "Ce Sam, plus branché TV tu meurs... Sors de chez toi, vas voir dehors, il fait beau, respire à pleins poumons un air pur, abandonne la cigarette, le bourbon, la coke,..."
Je ne sais plus dans quel bouquin ("Monsieur Malaussène", je crois) D. Pennac fait dire à un de ses personnages un truc du genre: "La mort c'est comme ça; on a le temps de la voir venir, à petits coups d'interdits. Interdit de fumer, interdit de boire, interdit de bouffer ceci..." Ben vi. Ainsi c'est.
En attendant, à la TV, on continue de prier ce seigneur à qui on avait rien demandé avant notre naissance. Evidemment et toujours en pensant à Pennac, donner la vie, faire un gosse, c'est lui coller la mort aux trousses.
Et toujours ce sacré seigneur quasiment en direct. God en live. Tous les dimanches et à heure fixe. C'est t'y pas beau la technique?
Et ce Dieu, y a pas à dire quelle disponibilité, quelle ponctualité...
Encore Pennac et un de ses personnages qui marmonne, quand un ancien se rapelle Verdun et le hachis parmentier qui s'y associe: "Dieu, si Il existe, a intéret a avoir de foutues bonnes raisons..."
Wep ces bondieuseries me spleenent.
Pas grave, ça passera tout à l'heure.
Ah!!! à tous ceux qui pensaient tout à l'heure:
"Ce Sam, plus branché TV tu meurs... Sors de chez toi, vas voir dehors, il fait beau, respire à pleins poumons un air pur, abandonne la cigarette, le bourbon, la coke..." je tiens tout de même à signaler que j'ai une journée chargée et extérieure en prévision.
Une fouletitude d'images à faire.
Le pied. Et c'est payé en plus.
Etre payé pour s'amuser, c'est pas bieau, ça?
- Et Dieu dans tout ça, Sam?
- Dieu y est pas pour grand chose. Beaucoup moins que mes clients + mon savoir faire en tous cas...
Le plus triste dans cette affaire c'est qu'après les émissions de reliogioserie on va être soumis au tir serré de P. Sevran et ses losers de naissance.
Je ne désespère donc point de toi, Seigneur, car je sais que le pire est à venir :o)).
Peut être des news plus tard, quand j'aurai fini de digèrer mon hostie dominicale.
@ bientôt
Sam

27 novembre 05 - 16:30
Temps de m...
Bretagne terre de contraste, ok. On aimerait tout de même un peu de suivi quant à la météo quelques fois, si ce serait un bienfait de votre volonté que de bien vouloir écouter cette requète, Dieu de la météo.
En guise de vengeance, pour cause de photos pas prises, je vous balance via vos oreilles mon fiel du moment: Mystic child.
Na.
@ bientôt dans de meilleurs hospices.

26 novembre 05 - 12:00
Bonjour tout le monde.
Je suis content.
Je sais que ça a l'air con d'être content et que les gens qui se plaignent attirent plus facilement la sympathie mais aujourd'hui 26 novembre vers midi, tout baigne. J'ai beau me forcer le for intérieur à penser à des morts de froid, des tsunamisés, des victimes d'ouragans, de tornades, j'ai beau évoquer la couennerie ambiante du monde politique, la stupidité de certaines explorations sociales, rien ni fait: je suis content.
Je suis peut être devenu con?
Damned, va falloir que je surveille mon mental, moué. Si tout continue d'aller bien c'est mauvais signe. Et Dieu sait que la connerie c'est contagieux. Il n'est pas le seul. Regardez les couples: vous le/la connaissiez lui/elle avant; il/elle était cool, sympa, et depuis qu'il/elle a rencontré cette triste courge, plus rien n'est pareil.
Quand je vous dis, que la connerie c'est contagieux.

A ce titre n'omettez pas de vous méfier de vos ami(e)s proches. La couennerie cache bien son jeu. Elle connaît des règles qu'on ignore. Elle se fait souple pour serpenter où elle le désire et là PAF, prends cette bonne grosse connerie dans ta gueule de contagié (en un seul mot et avec un g, pas ch, non).
M'en fous parceque je vais bien.
Sans doute été contagié par un proche.
Un ou une qui se fixe à la grippe aviaire quand y a plus de vache folle.
M'en fous. H E U R E U X.
Des nouvelles pourtant pas très rassurantes en ce qui concerne des affaires personelles et familiales, mais qui ne vous regrdent pas et pis qu'importe: tout va bien.
Pourvu que ça dure.
Etre banal et con présente des avantages insoupçonnés. Je vais explore ça dans la journée, je pense.
Peut être d'autres nouvelles plus tard.
Sam.

26 novembre 05 - 14:00
Wep ben c'est re-moi.
Encore la Tv, source inépuisable de richesses diverses, ou plutôt inépuisable puits de sottises et de fautes (merci C. Beaudelaire, mais il ne parlait pas de la TV, of course).
Je cite la pub pour Printiligne de Danone: "Chaque jour de la vie d'une femme est une lutte pour garder l'équilibre".
Point.
Bien.
Reprenons.
Je répète: "Chaque jour de la vie d'une femme est une lutte pour garder l'équilibre"
. Ca laisse rêveur. Ca laisse rêveur de penser qu'il y a des publicitaires grassement payés pour pondre des âneries pareilles. "Chaque jour de la vie d'une femme est une lutte pour garder l'équilibre" et on imagine aussitôt des armées de femmes, beurrées comme des p'tits Lu, de l'heure du réveil à celle de la cuvée, titubant comme des zombies dans les rues. Les mecs vont devoir numéroter leurs abatis, ça va dégommer sec, je sens.
"Chaque jour de la vie d'une femme est une lutte pour garder l'équilibre" Danone l'affirme: la femme naît bourrée et titubante. Son premier mot n'est pas "maman" ou "papa" ou "lolo" ou "caca" etc. mais "Y fait soif". Seul vaccin: Printiligne de Danone. Je n'ai as le plaisir de connaître personnellement ce Printiligne mais ça doit être un mix de nautamine et d'alka seltzer.
Dans le genre ânerie, les publicitaires font fort, il faut dire.
Je viens d'en voir une, une bien belle, bien canon, qui nous affirme que le fromage Machin aide à lutter contre le cholestérol. Je dis glop le fromage. Et destroy le vilain cholestérol. Tout détruit qu'il est. Raplapla à grands coups de fromage. Plus crédible y a pas si?
- Tu viens pas à la gym aujourd'hui? Rapport à ton cholestérol, je veux dire...
- Inutile, je viens de bouffer un claquos.
Tout ça va de soi. Ceux qui disent qu'on vit dans un monde de fous doivent être frappadingues. Tout se tient, je confirme.
Bien.
Je remets mon entonnoir sur ma tétête et vais regarder un bon téléfilm, maintenant.
Vi, niveau culture, j'essaye de peaufiner, ces temps ci.
@ +
Sam.

25 novembre 05 - 13:30
Bonjour à toutes et à tous dans mon nouveau "chez-moi".
Re-achat et relecture de bouqins de Bukowsky. Trop drôle. Je ne résiste pas (je ne sais pas faire anyway): "La majeure partie des morts l'étaient déjà de leur vivant. Le jour venu, il n'ont pas senti la différence" (c'est dans Le capitaine est parti déjeuner et les marins se sont emparés du navire).
J'aime bien.
Je retourne à mes lectures, journée quiet aujourd'hui.
@ + tard.
Sam

25 novembre 05 - 16:30
Re-bonjour tout le monde.
Finalement j'ai pas lu les histoires de ce vieux Chinasky, je me les réserve pour ce soir. Bukovsky est le genre d'auteur à lire sous une couette. Ca devrait être obligatoire, bon.
En attendant c'est un devoir moral.
De lire Bukowsby.
Sous une couette.
Donc pas de Bukowsky/Chinasky, le postier new-yorkais s'est fait remplacer, par la faute de mon laxisme d'après déjeuner par une serie policière qui passe à la TV sur la 2 eme chaîne.
Je ne vous dis pas tout mais le héros est un CHIEN.
Vi. Y z'aurait dû appeler la série Médor ça aurait été net dès le départ mais comme c'est un berger allemand il l'ont nommé Rex.
Pendant 50 minutes donc, les seconds couteaux de la série (le vrai flic et son pot de fleur déguisé en nana) ont tout fait pour se sauter sans résultat notable. Rex veille, jalouse, domine. Franchement, ça vous facilite pas les envies d'adoption tout ça.

Faut vous dire que Rex est un clébard méga intelligent: il achète le pain (pfff - banal), répond au téléphone, fait la cuisine... Ok, il n'est pas, heu... jovial, on va dire (on est gentil (toutou) de nature). Et pis il aime pas que son maître baise, ce qui, pourtant, ne le concerne pas (j'espère pour les téléspectateurs que non, en tous cas).

On aimerait qu'un chien se concentre sur son métier de chien, qu'il jappe de joie à notre vue, qu'il râle sommairement et discrètement en cas de fringale, qu'il grogne et montre des dents quand un intrus s'intruse, mais un chien très intelligent ça a l'air très con, vraiment oui. Et très casse-bonbons, aussi. Encore que ça ce ne soit pas grave vu que les bonbons du maître à Rex, si j'ai bien tout compris, ne servent pas tous les jours....
Je vais continuer mes études sociologiques: je vais mater "Le Renard".
Après le clébard le renard.
@ + tard.
Sam

24 novembre 05
Bonjour à toutes et à tous dans mon nouveau "chez-moi".
Ceci est le premier message en date, tapé le 24 novembre 2005. Il va être bleu. Il figurera bientôt dans la rubrique des débordements passés. C'est assez curieux d'écrire le présent pour le passé à venir mais c'est ainsi.

2 cams donc sur ce site, qui, elles, montrent le présent.


Qu'y a t'il à voir sur ces cams?

Honnêtement je n’en sais rien. Ca dépendra de l’humeur, sans doute. Peut être un visage, une main, une poupée, un pot de fleurs… tout est possible, même si tout n’est ni faisable ni envisageable.

Je dois vous dire que vous trouverez pour l’instant ici pas mal du contenu d’un site précédent. Je l’ai abandonné en l’état mais j’ai tout de même récupéré une bonne partie des données. Les restes du premier gisent via le lien Dépouilles & défroques dans le menu ci-dessus.

Donc sur ce site vous trouverez des photos, des textes, des bédés et des musiques, avec un message perso à l’occasion, comme c’est le cas actuellement.
Ca a pris du temps de faire migrer les meubles jusqu'ici.
Un déménagement c'est toujours fatigant. Surtout quand il y a du lourd (musiques entre autres, ouf!!).
C'est à ces moments là qu'on se dit qu'on ferait mieux d'abandonner les bouquins pour la TV. C'est moins lourd à transporter.
Bien.
Il a fallut faire avec. Se coltiner du carton comme d'autres du Sidi Brahim. Et pas question de se saloper le boulot, non, non!! Y fallait du new, du fashion, du qui flashe. Un truc du genre "je te colle ceci ici et celà là-bas, ça sera plus cool".
Et pis qu'on s'y sente bien, aussi, qu'on s'y sente bien, of course.
Me sens-je bien? (J'ai pas écris mésange, non!)
J'en sais rien pour l'instant. Je ne sais même pas qui vous êtes, si vous lisez ce texte ni combien vous êtes.
Peut être même n'êtes-vous pas?
Bah, je saurai ça demain en regardant la fréquentation du site.

Bonne visite et @ bientôt.

Sam.