Ça
aurait put s’appeler «Étranger au Paradis»,
avec des latitudes longues comme des éclats de trompette,
quant au sens. Être un étranger au Paradis ou être
étranger au Paradis ? Être ange et au Paradis ? Êtreétrange
et au Paradis ? Bref ça aurait put s’appeler ainsi.
Et bien non. J’ai préféré vous souhaiter
la bienvenue. Dans mon Paradis à moi. Mais je ne baisse
pas les bras, étrange est mon Paradis…
J'aime pas la pub.
J'aime pas la pub parcequ'elle est un facteur de frustration.
Frustration pour ceux qui n'ont rien, bien sûr et à qui on
fait miroiter ce "qu'ils pourraient" avoir, et frustation pour
ceux qui ont tout, auxquels on montre "ce qu'ils pourraient avoir
si..." ("T'as une belle voiture? Regarde celle-là si
elle est pas encore plus mieux...", "T'as une île et un
avion pour t'y rendre? Regarde cette île si elle est pas plus verte,
si ce ciel est pas plus bleu, cette mer plus poissonneuse...").
Le syndrome Balsen, M. Plus, marche.
Le plus vicieux, dans cette affaire de pub, c'est plus l'arnaque fonctionne
et plus on dit qu'elle est réussie.
Bien sûr, les réussites les plus radicales sont celles qui
aboutissent à ce qu'une marque devienne un objet usuel, indispensable.
N'a t'on pas entendu un ministre que nous aimons tous dire récemment:
"Il faut nettoyer les banlieues au Kärcher®?".
Frigidaire, Bic entre autres s'en frottent les mains et les actionnaires
leurs chèquiers.
Plus la pub entube meilleure elle est, donc, comme les vendeurs, d'ailleurs.
On dit bien d'un bon vendeur quil "vendrait un réfrigérateur
au pôle nord" ou "un radiateur à un africain..."
Méfiance, méfiance, donc quand on achète un produit
à un vendeur patenté.
A priori, quand on achète, c'est que l'on vient d'être victime
d'un habile escroc.
Si l'on achète pas, c'est que le vendeur n'était pas suffisamment
bon. Dans un cas comme dans l'autre le produit n'est pas en cause, et
on peut l'acheter si on veut, c'est à dire si on suppose qu'il
le mérite. Simplement il vaut mieux le faire (l'acheter) au mauvais
vendeur, ne serait-ce que par charité, pour faire gagner un peu
d'argent au looser et pour faire c... le "bon" vendeur, qui,
en sa qualité d'entubeur de première, mérite bien
lui aussi de se faire regarnir le derrière de temps en temps.
La paradoxe est donc assez amusant: si t'achètes tu te fais enfler,
si t'achètes pas, tu rates une occase, si t'achète auprès
d'un bon vendeur, t'as une sodomie en prime, si t'achète auprès
d'un mauvais vendeur t'as plus de raisons d'acheter.
Sinon faire acte de chrétienté, penser aux pauvres enfants
de ce pauvre vendeur qui crèvent la dalle au fon d'une cave. Ok,
c'est sûr.
Mieux vaut juste éviter de se demander ce qu'ils vont s'acheter
avec le pognon... vous me voyez venir, on retourne à la PUB, bien
sûr.
Entubés/entubeurs, ami visiteur, amie visiteuse, quelque soit ton
camp, tu en est forcément un (et c'est pas la peine de chercher
une pub sur ce site pour ricaner ou te venger).
Vive les paradoxes, la société de consommation et l'ambiguïté
vitale.
Et l'humour, bien sûr.
Hier j'ai été rendre visite à mon boucher attitré.
Grand moment s'il en est.
"- Et pour monsieur, ça sera...?"
"- Un steack dans les 134 grammes, s'il vous plaît monsieur..."
Regard courroucé du boucher à qui je demande de faire des
calculs complexes.
"- Un bon steack bien tendre, donc? Dans quel morceau je vous le
taille, la bavette?"
"- !!! ... Non, taillez le moi donc dans la semelle..."
Regard assassin du voleur puis sourire lassé.
"- Un steack bien tendre, alors..."
Il saisit son couteau avec un air mauvais et je ne puis m'empècher
d'insister, pour le fun.
"- Z'êtes sûr qu'il sera tendre?"
Le meutrier se retourne d'une pièce.
"- Dame, mon bon monsieur... on a toute l'historique du boeuf. Il
est né en 2002, par un matin d'avril. Blah blah blah... poli avec
sa mère... blah blah blah ... rieur avec ses potes ... blah blah
blah ... on l'appelait Roger ..."
Qu'auriez-vous fait?
J'y suis allé de ma larme, bien sûr.
Mais j'ai quand même bouffé Roger, le boeuf sympa.
Carnassier jusqu'au bout.
On ne se refait pas, hein?
(Lisez cette première phrase avec une voix d'hôtesse
de l'air, svp. Juste la première, les autres c'est moins grave.) (Rélexions faites c'est assez grave tout de même
et, tant que vous êtes dans de bonnes dispositions, laissez-vous
tenter et lisez l'intégralité du texte de cette même
voix d'hôtesse de l'air) (si suave, cette voix...) (Donc:) (...
... ... ) (excusez-moi, je rèvais un peu. Suave, suave, suave...)
(Bref:)
"Bienvenue au Paradis Airlines" est heureuse vous accueillir
sur ses lignes régulières. La température au sol
est agréable. Notre altitude est de 10 mètres mais devrait
rapidement changer après le décollage et il n'est pas exclu
que nous quittions complètement le sol. Nous prions par conséquent
nos aimables passagers de bien vouloir attacher leur ceinture.
En effet, bien que toutes les précautions d'usage aient en principe
été prises, le hasard est ce qu'il est, imprévisible
et facétieux. C'est pourquoi nous vous invitons à vérifier
l'intégrité de vos parachutes et de vos gilets de sauvetage.
Vérifiez également vos rations de survie et vos doses de
quinine.
N'oubliez pas vos flacons de plasma. Revérifiez vos tenues anti-radiations.
N'oubliez pas d'emporter les pillules rouges et bleues marquées
MR dans voitre kit de survie, pour une mort rapide.
Le temps est maintenant compté, nous allons bientôt prendre
notre envol. Toutefois, êtes-vous bien sûr d'avoir coupé
le gaz? Fermé les fenêtres? Branché l'alarme? Couché
mémé?...
Quel flip, hein?
Si après toutes ces précautions vous avez peur de prendre
l'avion, plus personne ne vous en voudra.
Vous le prenez tout de même? Ok. Rest in peace.
... Aucun pirate de l'air n'a encore laissé de trace
dans cet avion, nous voulons dire aucune trace de pirate de l'air dans
cet avion n'a pour l'instant été détectée...
Où va se nicher le péril, tout de même!
C'est vrai qu'un pirate de l'air ça peut être dangereux,
surtout s'il laisse traîner des peaux de bananes. Personne n'est
à l'abri d'une mauvaise chute. Il est donc conseillé de
prévoir quelques béquilles lors de votre départ en wacances.
On sait tous qu'il vaut mieux prévenir que guérir même
si l'un n'empèche pas l'autre.
Car, bien sûr, ce long préembule
a une raison d'être, j'ai cité: LES WACANCES.
Vi, les vacances.
Etes-vous sûr que partir en vacances soit bien raisonnable?
Avez-vous suffisament pesé les pours et les contres de cette solution
de facilité?
Croyez-vous vraiment que la fuite en avant soit une porte de sortie convenable?
N'avez-vous donc aucune fierté?
Songez à l'agréable été que serait celui qui
vous verrait rester à Paris. Songez aux instants inoubliables que
vous réservent des soirées entre amis (bien forcés
de rester aussi, les amis, pour ne pas vous laisser seul(e) dans cette
ville déserte). Songez donc et rappelez-vous les fameux dictons:
"On n'est nulle part mieux que chez soi", "Home sweet home",
"Mieux vaut un petit chez soi qu'un grand (et fastueux) chez Sam"..
Préfèrez-vous - et répondez franchement - les ennuis
de la circulation, les coups de soleil sur les côtes bretonnes,
les ondées sur la côte d'Azur, enfin l'inverse, préfèrez-vous
celà au confort d'une situation que vous maitrisez totalement?
J'ai dis franchement.
Songez aux problèmes divers qui vous attendent ailleurs: le chikungougnia
à la Réunion, les tsunami en Indonésie, le paludisme
en Bretagne, les dangers pour la cuti en Gréce (population redoutable
et qui tait des secrets: on a jamais découvert comment ces homos
se reproduisent).
Avez-vous songé à ce qui vous attend si vous décidez,
en dépis de tout bon sens, de partir en vacances?
Toutes ces spécialités locales qui sont autant de pièges
à touristes et qui vous guettent à la première goguette,
y avez-vous songé? Visualisez une banale omelette et ensuite les
18 euros écrits en gras sur l'addition, svp, ça devrait
vous aider. Sachez que l'expérience peut être fatale, méfiance,
méfiance....
Et au-delà de la ruine assurée qui vous attend si vous bravez
malgré tout les interdits avez-vous réfléchi à
l'état lamentable dans lequel se retrouvera votre système gastrique à votre retour? Croyez-vous vraiment
qu'on puisse ingèrer sans en payer le prix ces hamburgers de Caen
(spécialité locale)? Ce couscous de Cambrai (spécialité
locale)? Cette moussaka de Narbonne (spécialité lo...)?
Ces cornichons de Parigot (sp... etc)? Cette purée de Poix (inoubliable,
la purée de Poix - vous y goûtez, vous vous retrouvez greffé
à vie)? Les folles envies de Béziers (Ca c'est une spécialité
très locale et même très localisée)?
?.
Croyez-moi, vous êtes bien mieux chez vous (que chez moi).
Toutefois j'habite un de ces secteurs où la chasse aux touristes
remplace avantageusement le ciné, le restau, la messe, le musée,
le web, etc. N'apprenons-nous pas à nos enfants dès le plus
jeune âge à poser des pièges à cons? Ne leur
demandons-nous pas, le matin, après le réveil "As-tu
brossé tes dents et plumé ton toutou?".
Dès lors je ne peux mieux faire que de participer activement au
bien être économique de cette belle région.
Puisque votre non-venue va constituer un grave manque à gagner
pour l'économie locale, vous conviendrez avec moi qu'il est normal
que vous participiez à combler ce vide.
Je vous invite donc à envoyer votre règlement par chèque
libellé à l'ordre de Sam Débecte à "Sam Débecte, rue du Traquenard, 2998858
Tripoter La Gonzesse, France". (N'oubliez pas de préciser
"France" si vous êtes un non-touriste étranger).
Nos amis non-touristes belges sont exemptés de règler leur
règlement deux fois, mais pas une, malgré les on-dits.
Portez vous bien et profitez donc de cet agréable temps de repos
qui s'annonce pour vous avancer dans votre travail.
Bonzour!!
Pas le temps!!!
Pressé/occupé/busy-à-donf.
Désolé pour vous et surtout moi, mais je vais devoir
remettre à plus tard le plaisir de vous faire c... avec
mes états d'âmes et autres toquades.
Ne pleurez pas, je reviendrai...
Niark, niark, niark.
Bienvenue
au Paradis: un site vermeilleux.
Tout pour le bonheur: conseils avisés, humour débridé,
recettes de cuisine, chroniques
variées... avec Bienvenue au Paradis,
c'est le dépaysement à chaque carrefour.
D'ailleurs mettez à jour vos infos concernant le code de
la route, "Fluide Glacial", adorable magazine de bandes
dessinées dont je suis fan vous propose ses nouveaux panneaux.
Quelques exemples - juste quelqu'uns - sur Bienvenue
au Paradis, à droite.
Ce hors série de FG est paru il y a quelques temps et je
m'étais promis de mettre quelques unes de leurs précieuses
infos sur votre site adoré: Bienvenue au Paradis.
N'hésitez pas acheter ce numéro qui est très
amusant et instructif.
Ceci est de la pub gratuite, of course, Bienvenue
au Paradis n'a aucun lien avec FG. Sauf une affaire
d'affection et de respect. Bienvenue au Paradis, par ma plume mon clavier interposé, vous souhaite à toutes et
tous d'aégrables moments sur ce site et vous revoir très
bientôt sur ses lignes (pas toujours) régulières.
ps 1 : Vous vous posez la question "Mais pourquoi y a t'il
des "Bienvenue au Paradis"
partout?? C'est encombrant/gonflant..." et vous avez raison.
Je ne vais pas politifier à outrance et m'tendre longuement
sur l'habilité de ce raisonnement (qui est le votre, prenez-en
bien conscience, le votre) qui vous fait vous poser ce genre de
question, non. Ce n'est pas le genre de la maison. Bienvenue
au Paradis est un site sérieux. Bienvenue
au Paradis doit sa réputation de sérieux
à justement ne pas tenter d'emberlificoter ses joyeux visiteurs
derrière un nébuleux galimatia d'interrogations
aussi spongieuses que vaines...
Bref je vous réponds: "Parceque - & - quand on
trouvera plus facilement Bienvenue au Paradis sur les moteurs de recherche vous me direz merci.".
ps 2 : à la relecture des lignes au-dessus c'est clair:
chuis mûr pour Matignon (Je toperai bien le ministère
de l'info, de la culture, de la censure et de la joyeuse dérive...).
Sam
16
mai 06 - tôt
Il y a aussi, à
mettre au compte des aberations coutumières, les fatalités
du genre "Non seulement
on a mal mangé mais en plus ce n'était pas copieux",
à la sortie d'un restau.
Ok, en d'autres termes ça donne un truc du genre "C'était
de la merde et y en avait pas assez". Mouaich...
Ce type d'incohérences est frappant et qui n'a jamais trouvé
un site web anti-mondialiste?
Peu importe.
Renseignez-vous
!!!
Nouveaux panneaux
du code de la route:
Gentiment piqué à l'excellent
"Fluide Glacial" sans leur aimable autorisation. Visitez
leur site !!! (je connais pas l'url)
Ceci est une définitivement belle journée, et les
mauvais coucheurs, les incohérents, les désordonnés
du ciboulot, les gens à la logique perturbée n'y
pourront rien.
Et je m'aperçois alors que ce mot touche à sa fin.
Pas de colère? Pas de rancoeur? Pas de bile mal digérée
aujourd'hui - tout au moins pour le moment?
Ceci sonne comme un point final.
Je souhaite donc une bonne journée et plein de sérénité
paisible (mais énergique tout de même) @ ceux et
celles qui lisent ceci (aux autres aussi, d'ailleurs, mais ils
ne le savent pas, ces piteux ignorants) et rendez-vous @ la prochaine
haine.
15
mai 06 - vers 10 h 30 - de la fulgurance des beaufs
Ok, les concessions
se payent cash.
Ce matin un café dans le bistrot du coin a suffit à
me le rappeler.
L'obligation de fermer son bec face à la couennerie ambiante
a suffit à me le rappeler.
L'inutilité flagrante des combats contre des moulins à
vents a suffit à me le rappeler.
Et bien sûr je me suis tû. J'ai écouté
sans coup férir les traditionnelles jérémiades
(même pas avinées à cette heure matinale)
de ceux qui savent. C'est chez eux comme une seconde peau, ils
savent. Aucune place au doute, aucune place
à la question, ILS SAVENT.
Y sont nés comme ça.
Tout petits foetus ils savaient déjà et ça
s'est pas amélioré avec l'âge.
Débuts d'ambryons ils avaient déjà leurs
certitudes.
C'est un genre d'état d'être que j'admire assez je
dois dire.
Total respect.
Il est inutile que je fasse le tour des réflexions entendues,
vous les connaissez déjà ("faudrait leur
couper les burnes...", "La peine de mort, cher?
Une bastos c'est pas cher, pourtant..." et tutti quanti).
Je zappe le ridicule "Y
nous faudrait une bonne guerre, mon bon monsieur, ma brave madame,
une bonne purge..." qui n'a pas été dit
mais l'esprit était là.
Bref, un début de semaine en fanfare, donc, des concessions
faites par le simple fait de ne rien dire et la mauvaise humeur/lassitude
pour la journée qui découle des dites concessions
(la prochaine fois que j'irai boire un café j'emporterai
mon bazooka).
Je vous souhaite un lundi fructueux à toutes et à
tous.
Oh, au fait, vous n'étiez pas obligé de lire ce
qui précède.
Scrongneugneu.
Mon Dieu ! (nan, c'est pas à toi que je m'adresse, cher(e)
visiteur(euse), mais à l'occupant des cieux, celui du dessus).
Que je souffre, que dis-je, que j'erre.
Faut toujours que les anicroches de ce type tombent un dimanche.
C'est pas pour rien que c'est le jour du Seigneur. On le savait
capable de tout, et pis paf!
Faut dire que j'ai zappé ma prière ce matin, aussi
bien Il l'a mal pris. On sait pas, après tout. Qui sait
s'Il n'est pas un peu susceptible?
Question du jour: Dieu est-il soupe au lait?
Stop, cessons ces sottises, please.
Si ce n'était cette saugrenue survenue de sots aléas
au niveau du taf la journée serait superbe.
D'ailleurs, météorologiquement elle l'est. Un soleil
de plomb, radieux, incandescent, rougoyant, large comme un enjoliveur
de Rolls, brille là haut, quelque part derrière
les nuages.
C'est vrai, je vous jure.
J'espère que vous aussi vous vous reposez à la fois
correctement et dominicalement.
Alors, profitez-en! Demain tombe un lundi, avec toute la sainte
séquelle de tracas et vissicitudes qui colle au fion de
ce jour.
Ah, juste une petite demande, s'il te madame ou mademoiselle,
toi qui est belle comme une comparaison flatteuse, s'il te plait
monsieur, toi qui est sagace comme un sage avant la première
vodka, laisse un petit mot ici bas, je veux dire dans le bureau
des messages, en bas de page. Ce ne coûte pas cher, ça
ne rapporte rien et ça ne fait pas forcément plaisir
non plus, mais je sature un peu de prêcher dans le désert.
On a beau être au Paradis, on est pas un saint n'est ce
pas?
Bonne fin de journée, bon Stade 2 pour les plus atteints
et @ bientôt.
Yop/glop.
J'expert que tout va bien dans votre univers et que vous avez l'énergie
faste des débuts de week-end.
Ici aussi tout baigne et je me suis bien remis des émotions
d'hier (voir ci-dessous).
La vieillesse
est décidemment une maladie grave - nan je ne le dis pas
pour moi, nan, je le dis pour quelqu'un de proche qui présente
les symptômes: symptomes physiques, bien sûr, mais
symptomes mentaux aussi: difficulté à apprécier
les nouveautés dans tous les domaines, fatigue cérébrale
grandissante de jour en jour... on appelle ça l'usure,
je crois.
Bref, c'étaient juste 5 minutes de spleen, quelques lignes
de prise de tête.
Aujourd'hui c'est samedi, ce soir ce sera la fête, bien
sûr, samedi oblige.
Rires-danses-chants-fun, fun, fun...
Fun...
Pas vraiment la pèche, en fait, il va me falloir en faire,
des grimaces, ce soir, pour attirer quelqu'une dans mon lit. C'est
ainsi, c'est la vie.
Et Arlette me fait
de plus en plus penser à un gros clafoutis. Le genre de pâtisserie
qu'on se taperait bien, même entre les repas, même en
aparté, même en pensant à autre chose, même
en ne pensant pas du tout.
"Oh !", vous entends-je marmonner
dans vos barbes, mesdemoiselles et mesdames, "Sam est de retour
après un mois d'absence et ça se voit dès ses
premiers mots.
Le malotru is back.
Quelle va être la nouvelle astuce de l'olibrius? Va t'il nous
tanner le cuir de ses fantaisies, fantasmes et diverses et délurées
dérives fantasmagoriques???"
Que non.
Bien que gentiment surnommé "L'Epave" par certaines
petites amies, je ne cèderai à aucune dérive,
aucune, non!
Point, que nenni. Aucune errance en vue et je suis sincère
et franc - profitez-en, c'est pas courant.
Alors on fait silence dans les rangs, si vous le voulez bien, pendant
que je poursuis sur mon clafoutis.
Mon clafoutis, donc.
Mon clafoutis, Arlette de son petit nom, est serti en tailleur sur
un tapis rose. Sucrerie sur sucrerie, en somme, assez dionysiaque
finalement. Pour parachever son image elle a revêtu une jupe
orange en skaï.
Vi.
Bon.
Je dois à la première honnêteté de vous
avouer que je n'avais, jusqu'à tout à l'heure, moment
irréel où j'ai vu Clafoutis, jamais eu le moindre
prémisse de l'ombre du début du premier signe de l'ambryon
d'un doute que puisse exister cette matière étrange
qu'est le skaï orange.
Un genre de truc bizarrement caoutchouteux, probablement poisseux,
curieusement élastique et qui doit flairer à mort
les hydrocarbures quand on s'approche. Le produit orange d'une raffinerie
pour dames, quoi.
Mon clafoutis orange est donc serti sur son tapis rose et je le
soupçonne de volontairement entr'ouvir subrepticement les
cuisses, histoire de provoquer une émotion, une émulsion,
une érection, je ne sais pas vraiment quoi mais en tous cas
un de ces trucs en "ion" semblerait-il.
Je devrais sans doute agir, d'une manière quelconque, faire
au moins l'effort minimum d'un petit sourire, voire me fendre d'un
clin d’œil complice, mais pourquoi me sens-je (me sens-je,
espèces de bananes, pfff, pas mésange, mauvaise langue,
chuis beaucoup de choses mais chuis pas une mésange) détaché
de ses simagrées conventionnelles?
"Ah" vous entends-je encore,
mesdames et mesdemoiselles, toujours prètes à brandir
le canif castrateur de l'impuissance potentielle "On le savait
bien que ce Sam n'était pas un homme à part entière,
on le savait bien que ce gugusse n'avait rien dans la culotte...
Une merde, une larve, une fiotte, une bouse, une ... etc."
- Ok, ok, arrêtez tout, j'avoue humblement et honnêtement,
c'est vrai et je compte sur vous pour me croire.
Je n'ai aucun courage, aucun tact, pas de sens du contact non plus,
ni celui de l'humour ou de la répartie, aucune sensualité
d'aucune sorte, rien.
Que dalle, peau de balle, que tchi, nada.
Certains potes me surnomment "Morne Désert", d'ailleurs,
et les autres m'appellent directement "Kalahari", pour
gagner du temps.
Dans mon quartier je suis connu comme "Hébétude",
Sam n'est que mon prénom et vous ne pouvez pas savoir combien
il est dur d'écrire un mot doux quand on sait qu'il faudra
le signer "Sam Débecte". Très chiant, vraiment,
oui.
C'est pas un hasard, tout ça, hein? Fatalité, fatalité...
Rien dans la culotte, donc, et très peu de pulsions. A peine
le minimum syndical, et encore, j'ai pas la carte.
Pusillanime, velléitaire et renfrogné. La totale,
bien sûr.
La complète au beurre comme on dit en Bretagne.
Le festiv' intégral et tous les rushes comme ils pourraient
dire à Canne.
Et j'ai jamais baisé.
Si, un peu, tout de même, mais rarement.
Vi.
Très rarement.
Surtout si on enlève les fois où c'était par
erreur, par fainéantise ou par distraction.
Voilà qui est dit.
Bref, Arlette s'agite, gesticule et tricote du popotin.
Qu'elle cesse, elle va se chopper un torticulis, se niquer un organe
ou s'esquinter un truc si elle continue ainsi, pense-je. Mais Arlette
n'arrête pas et tout ceci devient très gênant,
vraiment, oui, vraiment.
Cette affaire d'agitation popotinière m'embarrasse passablement
et je vois venir le moment où, si une décision ne
s'impose pas d'elle-même, je vais devoir la prendre (la décision,
voyons! la décision).
Je sens venir l'instant où l'émotion va se concentrer
localement.
Je sens venir l'instant où l'émotion va se manifester
turgescemment.
Je sens venir l'instant où l'émotion va m'éloigner
de vous, ami(e) lecteur(trice).
Je sens venir l'instant où l'émotion va me faire terminer
ce texte.
Voilà qui est fait.
@ bientôt (néanmoins).
Qui
dans sa vie n’a jamais reçu de lettre anonyme ?
Vous ? Moi ?
Wep, j’avoue, je n’ai jamais reçu de lettre anonyme,
c’est vrai.
Voici pourtant
quelques réflexions simples sur le raisonnement à avoir
au cas où vous en recevriez une.
Observez d’abord la signature.
Si la lettre est signée "Un ami qui te veux du bien…"
plusieurs conclusions s’imposent.
D’abord s’il adopte le vouvoiement – un ami qui
vous veut du bien -, c’est que cet ami vous veut du bien ET
vous respecte, ouf, ça vaut mieux que l’inverse.
Ensuite il s’agit d’un adepte des lieux communs et des
pléonasmes, ensuite encore vous savez à présent
que cet ami ne vous veut pas de mal, ce qui est déjà
ça de pris. En effet vous avez déjà beaucoup
d’ennemis qui vous veulent du mal, alors, si vos amis s’y
mettent… bref.
Si la lettre commence par "Salut connard…" c’est
que c’est manifestement quelqu’un qui vous connaît
bien. Il vous faut un dessin, en plus ?
Si la lettre se poursuit ainsi : "Je te donne d’abord quelques
nouvelles de ta femme…" vous pouvez en conclure qu’il
s’agit donc d’un ami qui ne vous veut pas de mal, qui
vous connaît bien et qui est proche de la famille. De votre
femme surtout. En tous cas ceci resserre l’étau de vos
convictions.
Poursuivons.
"Pour ton gosse t’inquiètes pas, je te le rendrai,
d’ailleurs, voilà déjà une oreille…"
Ok.
Sachez apprécier avec goût l’humour de votre tout
nouveau copain épistolaire. Vous déduisez aisément
de tout ceci qu’il s’agit d’un ami qui ne vous veut
pas de mal, qui vous connaît bien, qui est proche de la famille,
surtout de votre épouse, qui connaît (ou connaissait)
votre(s) enfant(s) et qui aime bien la rigolade.
Ca se resserre, ça se resserre.
Z’êtes d’accord, non ?
"Si tu veux revoir ton clébard vivant, apporte la somme
de xxx euros en coupures usagées à…"
A ce stade de votre étude, inspectez consciencieusement la
somme exigée. Moins de 100 € = médiocre ou sdf
chronique. Plus de 5000 € = adepte des drogues dures ou utopiste
forcené. Ca devrait vous mettre sur la voie.
Il subsiste une large fourchette, j’en conviens, mais à
force de vous prendre pour un flic et d’éliminer les
suspects…
Cherchez à présent quelqu’un qui n’a jamais
pu encaisser Mirza votre toutou à vous.
Au point de vouloir SA MORT. Hou la la. Brrrrrr.
Tout ça est effrayant mais gardez la tête sur les épaules,
vous vous approchez du but.
Vous avez à présent suffisamment d’éléments
pour savoir qu’
1) il s’agit d’un ami
2) il ne vous veut pas de mal
3) il a honte de son écriture, la preuve, il préfère
se faire c… à découper un journal plutôt
que d’utiliser un stylo
4) il est proche de la famille – enfindevotrefemmesurtout.
5) il adore vos enfants, surtout en pièces détachées
6) il peut pas saquer Mirza
S’il
reste encore beaucoup de coupables potentiels dans votre entourage,
c’est que vous êtes très, très populaire,
bravo, je vous envie d’avoir autant d’amis.
Quoiqu’il en soit, remerciez d’abord celui-ci d’accepter
de vous débarrasser de cette saloperie de clebs qui pisse
partout et bouffe comme huit. Une fois cette chose faite, tentez
de négocier avec lui un paiement par chèque, voire
des versements échelonnés. En effet, compte tenu des
délais d’encaissement obtenus, vous aurez plus de temps
pour emprunter le montant de la rançon.
Emprunter ?
Mais emprunter à qui ?
A qui ?
Mais vous ne manquez pas d’amis, apparemment.
Alors profitez-en. Ils le font bien, eux, non ?
Signé :
« …trop facile, je vous laisse le choix… »
24
janvier 06 - 11 heures 30
"DE ses cinq sœurs, Cass était la plus jeune et
la plus jolie.
D'ailleurs, Cass était la plus jolie fille de la ville. Cinquante
pour cent de sang indien dans les veines de ce corps étonnant,
vif et sauvage comme un serpent, avec des yeux assortis. Cass était
une flamme mouvante, un elfe coincé dans une forme incapable
de la retenir. Longs, noirs, soyeux, ses cheveux tournoyaient comme
tournoyait son corps. Tantôt déprimée, tantôt
en pleine forme, avec Cass c'était tout ou rien. On la disait
cinglée. On : les moroses, les moroses qui ne comprendront
jamais Cass. Pour les mecs, elle n'était qu'une machine baiseuse.
Cinglée ou pas, ils s'en moquaient.
Cass aimait la danse, le flirt, embrasser les hommes, mais sauf
pour deux ou trois, au moment où les types allaient se la
faire, Cass leur avait toujours filé entre les pattes, salut
les mecs.
Ses sœurs lui reprochaient de mal utiliser sa beauté,
et de ne pas se servir assez de sa tête. Pourtant, Cass était
intelligente, et elle avait une âme. Elle aimait la peinture,
la danse, le chant, la poterie, et quand les gens souffraient, allaient
mal, Cass avait vraiment de la peine pour eux. C'est bien simple:
Cass ne ressemblait à personne; Cass n'avait pas l'esprit
pratique. Ses sœurs étaient jalouses parce qu'elle séduisait
leurs bonshommes, et puis elles lui en voulaient de ne pas mieux
les exploiter. C'est avec les laids qu'elle se montrait la plus
gentille, les soi-disant beaux mâles lui répugnaient
: « Rien dans le ventre, rien dans la tête, disait-elle.
Un joli petit nez, des petites oreilles, bien ourlées, et
ils commencent à rouler. Tout en surface, rien à l'intérieur.
»
Telle qu'elle était, Cass frôlait la folie; telle qu'elle
était, on la traitait de folle. L'alcool
avait tué son père et la mère avait disparu
en abandonnant ses filles. Les filles avaient été
voir un oncle, qui les mit au couvent. Là, plus encore que
ses sœurs, Cass avait été malheureuse. Toutes
les filles étaient jalouses de Cass, et Cass avait dû
se battre avec la plupart. Elle était marquée au rasoir
sur le bras gauche, en souvenir de deux bagarres. Une cicatrice
lui barrait la joue mais cette cicatrice, loin de l'enlaidir, rehaussait
sa beauté.
J'ai connu Cass au West End
Bar quelques nuits après sa sortie du couvent. Plus jeune
que ses sœurs, elle avait été relâchée
la dernière. Elle est venue s'asseoir à côté
de moi, sans façons. J'étais sûrement l'homme
le plus laid de la ville, ça a peut-être un rapport.
Je lui ai demandé:
« Tu bois quelque chose?
- Pourquoi pas? »
Je ne crois pas que nous ayons dit des choses extraordinaires cette
nuit-là. Mais avec Cass tout changeait. Elle m'avait choisi,
c'était aussi simple que ça. Rien ne la pressait.
Son verre lui a paru bon et elle en a repris d'autres. Cass avait
l'air d'une gamine, mais on la servait quand même. Elle devait
montrer de faux papiers au barman, je ne sais pas.
Bref, à chaque fois qu'elle revenait des W.-C. et qu'elle
s'asseyait à côté de moi, je me sentais très
fier. Cass était la plus jolie fille de la ville et aussi
une des plus jolies filles que j'ai jamais connues. Je l'ai prise
par la taille et je l'ai embrassée.
« Tu me trouves jolie?
- Oui bien sûr, mais il y a autre chose... il Y a plus que
ton visage...
- Tout le monde me reproche d'être jolie. Je suis vraiment
jolie?
- Jolie n'est pas le mot, c'est même presque impoli. »
Cass a plongé la main dans son sac et j'ai cru qu'elle cherchait
un mouchoir. Elle a ressorti une longue aiguille à chapeau.
Je n'ai rien pu faire, elle s'est plongé l'aiguille dans
le nez, juste au-dessus des narines. J'ai été dégoûté
et horrifié.
Cass m'a regardé en riant:
« Alors, je suis toujours jolie? J'attends ton avis, mec!
»
J'ai retiré l'aiguille et j'ai arrêté le sang
avec mon mouchoir. Plusieurs personnes, dont le barman, avaient
assisté à la scène. Le barman s'est amené:
« Dites donc, recommencez votre cirque et je vous mets dehors.
On n'a pas besoin de vos comédies ici.
- Va te faire foutre, mec!
- Feriez mieux de la surveiller, m'a dit le barman.
- Ne vous en faites pas pour elle. »
Cass a crié:
« C'est mon nez, et je fais ce que je veux avec !
- Non, dis-je, ça me fait mal.
- Ça te fait mal que je me plante une aiguille dans le nez?
- Oui.
- Bon, je ne recommencerai plus. Allez, fais un sourire! »
Cass m'a embrassé, avec une petite grimace sous son baiser,
mon mouchoir pressé sur le nez. Le bar a fermé et
nous sommes allés chez moi. Il restait de la bière,
on s'est assis pour bavarder, et là, j'ai vraiment senti
combien Cass était une fille gentille, ouverte. Elle se donnait
sans réfléchir. Mais il suffisait d'une seconde pour
qu'elle se referme, qu'elle retombe dans son incohérence
sauvage. Schizo. Belle, intelligente et schizo. Un homme, le moindre
accident, pouvaient la démolir pour toujours. Je me disais:
pourvu que ça ne soit pas moi.
On est allés au lit, j'aï éteint la lumière
et Cass m'a demandé:
« Tu as envie quand? Tout de suite ou demain matin?
- Demain matin. »
Et j'ai tourné le dos.
Le lendemain matin, je me suis levé, j'ai préparé
deux cafés et j'en ai porté un à Cass.
Elle a ri :.
« Tu es le premier type que je rencontre qui débande
la nuit.
- Bah! on n'a pas besoin de ça, toi et moi.
- Si, j'ai envie et tout de suite. Attends-moi, je reviens! »
Cass a disparu dans la salle de bain. Elle est ressortie dans la
minute, éblouissante, ses longs cheveux noirs brillaient,
ses yeux brillaient, elle brillait. Cass ondulait vers moi tranquille
et nue, et c'était bien. Elle s'est glissée sous les
draps.
« Viens, mon amant. »
Je suis venu.
Cass embrassait longuement et sans impatience. J'ai caressé
sa peau, ses cheveux, puis je suis monté sur elle.
C'était chaud et serré. Je lui ai fait l'amour doucement,
je voulais que ça dure. Elle me regardait droit dans les
yeux.
J'ai demandé:
« Comment tu t'appelles?
- Qu'est-ce que ça peut bien te faire?»
J'ai ri, et on a continué à baiser. Plus tard, elle
s'est habillée et je l'ai ramenée au bar, mais impossible
de l'oublier. Je n'avais pas de boulot et j'ai dormi jusqu'à
deux heures, puis je me suis levé pour lire le journal. J'étais
dans la baignoire quand Cass est arrivée avec une énorme
plante, un bégonia.
« Je savais que je te trouverais dans la baignoire, je t'ai
amené de quoi cacher ton machin, petit sauvage! »
Cass m'a jeté le bégonia dans la baignoire.
« Et comment savais-tu que je serais dans la baignoire?
- Je le savais. »
Presque chaque jour Cass arrivait quand j'étais dans la baignoire.
Je n'avais pas d'horaire fixe mais elle se trompait rarement, toujours
avec un bégonia. Ensuite on faisait l'amour.
Une ou deux fois, elle m'a téléphoné en pleine
nuit pour que je vienne la sortir de taule, après une bagarre
ou un verre de trop.
Cass racontait:
« Les salauds, tu les laisses te payer un verre et ils se
croient obligés de te mettre la main dans la culotte.
- Quand tu dis oui, tu sais ce qui t'attend.
- Je crois toujours qu'ils s'intéressent à moi, pas
seulement à mon corps.
- Moi je m'intéresse à toi et à ton corps.
Cela dit, la plupart des types ne doivent pas voir plus loin que
tes fesses. ».
J'ai quitté la ville six mois, histoire de prendre l'air.
Je pensais toujours à Cass mais on avait eu une petite discussion,
et puis j'avais envie de bouger. Quand je suis revenu, je la croyais
déjà loin, mais elle est arrivée au West End
Bar une demi-heure après moi.
« Salut, salaud, alors on est revenu? »
Je lui ai commandé un verre. Puis je l'ai regardée.
Elle portait une robe à col montant. Je ne lui avais jamais
vu une robe pareille. Et, enfoncées sous ses yeux, deux épingles
à tête de verre. On ne voyait que les têtes de
verre, mais les épingles dessous étaient bien plantées.
« Bon sang, tu essaies encore de t'abîmer, hein?
- Idiot, c'est la mode.
- Tu es cinglée.
- Tu m'as manqué.
- Il y a quelqu'un d'autre?
- Non, il n'y a personne d'autre. Rien que toi. Mais maintenant
je tapine. C'est dix dollars, gratuit pour toi.
- Enlève ces épingles!
- C'est la mode!
- Ça me fait beaucoup de peine.
- C'est vrai?
- Bien sûr que c'est vrai. »
Cass a retiré les épingles, lentement, et les a remises
dans le sac.
« Pourquoi vends-tu ta beauté? Ça ne te suffit
pas d'être belle?
- Pour les gens c'est tout ce que j'ai, ma beauté. La beauté
n'existe pas, la beauté ne dure pas. Toi, tu es laid, et
tu ne connais pas ta chance: au moins, si on t'aime, c'est pour
une autre raison.
- D'accord, j'ai de la chance.
- D'ailleurs, es-tu vraiment laid? Les gens pensent que oui, moi
je ne sais pas. Tu as un visage fascinant.
- Merci. »
On a repris un verre, puis Cass m'a demandé:
« Qu'est-ce que tu fais, en ce moment?
- Rien. Je n'arrive pas à m'y mettre. Rien ne m'inspire.
- Moi non plus. Si tu étais une femme, tu pourrais tapiner.
- Je n'ai pas très envie de contacts si intimes avec tous
ces inconnus. C'est épuisant.
- Tu as raison, c'est épuisant, et puis tout m'épuise.
»
On est sortis ensemble. Dans la rue, les gens se retournaient sur
Cass, comme d'habitude. Cass était toujours une belle fille,
et plus belle que jamais.
On est rentrés chez moi, j'ai entamé un litre de vin
et on a bavardé. Cass et moi, on n'avait pas de problème
pour parler.
Elle parlait, j'écoutais, je parlais. La conversation roulait
tranquille. On avait l'impression de découvrir des secrets
ensemble. Quand on en découvrait un bon, Cass riait, de son
rire à elle. On aurait dit la joie qui sort de la flamme.
Tout en causant on s'embrassait et on se serrait l'un contre l'autre.
Ça nous a chauffé le sang et on a décidé
de se coucher. Alors Cass a enlevé sa robe montante et je
l'ai vue - une cicatrice affreuse en travers de la gorge, large
et profonde.
J'ai crié du fond du lit:
« Putain de bonne femme, qu'est-ce que tu as fait encore?
- C'est l'autre nuit avec un tesson, un coup d'essai. Quoi, tu ne
m'aimes plus? Je ne suis plus jolie? »
J'ai tiré Cass sur le lit et je l'ai embrassée. Elle
s'est dégagée en riant:
« Il Y a des types qui me filent les dix dollars, je me déshabille
et hop, ils n'ont plus envie de baiser. Je garde les dix dollars.
C'est très drôle.
- Très. Je meurs de rire... Cass, connasse, je t'aime...
arrête de te démolir. Tu es la fille la plus vivante
que j'ai jamais rencontrée. »
On s'est encore embrassés. Cass pleurait sans bruit, ses
larmes gouttaient sur ma peau. Ses longs cheveux noirs m'enveloppaient
comme le drapeau de la mort. Notre étreinte fut lente, obscure
et merveilleuse.
Au matin, Cass s'est levée pour préparer le petit
déjeuner.
Elle avait l'air calme et heureuse. Elle chantait. Je suis resté
au lit, je savourais mon bonheur. Cass est venue me secouer:
« Debout les morts! Débarbouille-toi, lave ta queue
et viens becqueter, je t'invite! »
Ce jour-là, on est allé à la plage en bagnole.
Un jour de semaine, désert et magnifique, à la fin
du printemps. Les clodos de la plage dormaient dans leurs guenilles,
sur l'herbe à côté du sable. D'autres étaient
assis sur les bancs de pierre et partageaient une triste bouteille.
Les mouettes tournoyaient, follement indifférentes. Des vieilles
de soixante-dix ans et plus étaient assises sur les bancs
et parlaient de liquider des héritages laissés depuis
longtemps par des maris lâchés au train et achevés
par la connerie. Pour tout dire, il y avait de la sérénité
dans l'air et nous avons marché un moment avant de nous allonger
sur l'herbe, sans un mot. On était bien ensemble, voilà
tout. J'ai acheté deux sandwiches, des chips, des bières,
et nous avons déjeuné sur le sable. Puis j'ai serré
Cass contre moi et nous avons dormi une petite heure.
C'était meilleur encore, peut-être, que de faire l'amour.
Filer ensemble dans le sommeil sans la secousse du désir.
Nous sommes revenus chez moi et j'ai préparé à
dîner. Après le dîner, j'ai demandé à
Cass si elle voulait vivre avec moi. Elle a pris son temps, puis
elle m'a regardé et elle a dit:
«Non.»
Je l'ai reconduite au bar et je l'ai laissée après
un dernier verre.
Le lendemain, j'ai déniché un boulot de magasinier
dans une usine et j'ai terminé la semaine en bossant. J'étais
trop crevé pour faire autre chose mais le vendredi soir je
suis retourné au West End Bar. Je me suis installé
et j'ai attendu Cass. Les heures ont passé. Quand j'ai été
bien beurré, le barman m'a parlé:
« Désolé, pour votre petite amie.
- Quoi?
- Vraiment désolé. Vous n'étiez pas au courant?
- Non.
- Suicide. On l'a enterrée hier.
- Enterrée ?
Et moi qui guettais son arrivée. Comment avait-elle pu faire
une chose pareille?
« Ses sœurs se sont occupées de tout.
- Suicidée? Je peux vous demander comment?
- Elle s'est ouvert la gorge.
- J'ai compris. Donnez-moi à boire. »
J'ai picolé jusqu'à la fermeture. Cass, la plus jolie
des cinq sœurs, la plus jolie fille de la ville. J'ai réussi
à rentrer avec ma bagnole et je suis resté à
cogiter. Quand elle m'a dit ce non, j'aurais dû insister au
lieu de me taire. Je lui avais demandé de vivre avec moi
et ça l'avait touchée, j'en suis sûr. Dans cette
histoire j'avais été trop réservé, trop
distant, trop flemmard. Je méritais de crever et je méritais
sa mort. Je n'étais qu'un chien. Et là, j'insulte
les chiens. Je me suis levé, j'ai déniché une
bouteille de vin et je l'ai vidée comme une brute. La plus
jolie fille de la ville, Cass morte à vingt ans.
Dans la rue ça klaxonnait. Les types appuyaient à
fond, ils insistaient. J'ai balancé la bouteille et j'ai
gueulé:
« FERMEZ-LA, FILS DE PUTES! »
La nuit tombait lentement et c'était trop tard."
Bah, oui, j'ai relu Les Contes de
la Folie Ordinaire, de Bukowski, hier soir. Bien ficelé,
non?
Un peu plus hard que le Da Vinci Code, j'en conviens. Pas d'images
toutes faites chez Bukowski, pas de "filer comme le vent"
ou de "kaléidoscope de couleurs" (arfff!!! plus
usé tu meurs).
Je préfère Bukowski et ses images qui biseautent l'empathie.
J'aime.
@ bientôt
Sam.
10
janvier 06 - 11 heures
Bouh....
Que de choses se sont passées en mon absence en ces lieux...
Inutile que je tente de vous les résumer, toutes ou en partie,
elles ont été trop nombreuses et totalement dénuées
de positif.
Les plus curieux pourront jeter un oeil dans le journal afin d'en
avoir un bref compte rendu et de savoir plus en détail où,
pendant plus d'un mois, était passé leur Sam adoré.
Que les autres se contentent du présent, c'est parfait ainsi.
Donc, et puisque les civilités en usages n'ont pas été
observée dans les temps impartis, je vous souhaite à
toutes et tous une joyeuse année 2006.
Quelle vous soit heureuse et propice.
Puissiez-vous trouver l'amour si vous ne l'avez pas et que vous
le cherchez.
Puissiez-vous le conserver si vous l'avez et que vous y teniez.
Puissiez-vous vous faire plein de sous, aussi; c'est pas forcément
utile mais ça rend service (paraît-il).
Bref, prenez-votre pied, quand vous voulez, où vous voulez,
prenez votre pied, et le bon. Ha'j'allais oublier qu'au titre des réjouissance de la fin
de la défunte année je me dois de vous souhaiter également
un bon, heureux, joyeux, pimpant etc. Noël.
Ce diable de père Noël dont la hotte recèle bien
des trésors, bien des mystères.
J'espère pour vous qu'il en a déposé quelques
uns au pied de votre sapin à votre intention, car tel est
sa raison d'être, à papa Noël. Vi, soyons sérieux
une minute: ça sert à quoi d'être papa Noël
si on ne fait pas son boulot.
Et quel boulot!
Pour papa Noël, le 24 décembre au soir c'est le coup
de bourre.
Faut pas donner du mou, tout dans la pèche.
Des miyards de choses à faire en même temps, un peu
comme comme dans la série Urgences qui passe quelques fois
à la TV. Pas le temps de plaisanter ou de se polir le polichinel.
J'arrète mes exactions, du travail sérieux m'attends
(vi j'en ai un).
6 janvier 06 – 21
h 00
Désolé.
Même pas pris le temps de vous souhaiter un bon Noël,
une joyeuse année 2006 et tout le bataclan, tout est allé
trop vite.
Je vous passe les détails trop persos mais je vous jure qu’ils
n’ont rien de réjouissants. Juste une étrange
galère faite d’incompréhension de Sam par Sam,
incompréhension qui s’en va grandissante au fur et
à mesure que le temps passe.
Eté transféré vers un hôpital psy –
un vrai celui là, avec des cris, des portes qui claquent,
des propos incohérents, des rires sans sens, des violences
inattendues.
Cet endroit n’est pas fait pour moi et je ne souhaite plus
qu’une chose : me retrouver seul avec moi-même et mon
univers.
Ce qui est prévu pour le 9 janvier sauf imprévu toujours
possible.
Je ne regrette pas l’expérience vécue, elle
m’a appris bien des choses, la plupart douloureuses mais réelles.
Mais je n’aspire plus désormais qu’à retrouver
mon énergie éteinte.
Pour le moment…
14 décembre 05 –
10 heures 30
La vie ici poursuit un cours désormais plus ou moins découvert
et les jours sont balisés de points forts plutôt dérisoires
qui, mis à part les visites des psychiatres sont tous orientés
bouffe : heure du ptit dèj, heure du dèj, heure du
goûter, heure du bouffer du soir…
Quelques autres activités sont proposées qui feraient
rougir de ridicule un enfant en bas âge : époque de
Noël oblige, il s’agit ces temps ci de tracer des étoiles
de David et de les colorier. Ensuite il convient de les découper
(aux ciseaux, bon Dieu, pas de cutter, c’est une clinique
psy, faut pas déconner). Après la découpe il
s’ensuit la dépose, soigneusement, sur chaque porte
de l’établissement. Passionnant, comme on voit. Pas
vraiment enrichissant intellectuellement parlant mais c’est
ainsi…
Personnellement, j’ai choisi de faire l’impasse sur
cette activité, que je juge un peu, heu… neuh neuh…
Pas vous ? Prenez rendez-vous, dans ce cas, je vous souhaite un
bon pied, tant au traçage qu’à la découpe
des étoiles. Moi je le sens pas.
@ bientôt.
Sam
13 décembre 05 – 20 heures 30
C’est très curieux.
J’ai rarement autant eu l’impression d’être
un extra-terrestre. L’heure du repas du soir, dans un mix
de self service et de réfectoire d’école m’est
difficile à supporter. J’expédie rapidement
l’ingestion d’une cuisine d’hôpital pour
fuir ces gens qui semblent goûter leurs compagnies mutuelles.
Tout le monde semble plus ou moins se plaire, s’entendre,
ou tout au moins se satisfaire de cette ambiance faite d’accros
à quelque chose (drogues, alcool, médicaments…),
de dépressifs qui se soignent et de beaucoup d’autres
gens dont le problème ne se voit pas à l’œil
nu. Et moi, Sam, je suis au milieu de ces gens à me poser
cette question, que tout le monde s’est posée un jour
: « Mais qu’est ce que je fous là ?… ».
Sauf que je n’ai aucune réponse à me proposer.
Les soirées sont sensées se passer pour la plupart
des patients dans une vaste pièce communément appelée
« fumoir ».
C’est là qu’est l‘ambiance. Quelques groupes
de gens, plusieurs taciturnes, moroses ou bien gais, rieurs…
Tout ceci me donne la chair de poule.
Si cette clinique a pour but de reconstruire une faculté
d’avoir un lien social, les choses vont de mal en pis en ce
qui me concerne, car j’ai de plus en plus tendance à
fuir mes congénères – ceux là tout au
moins.
Ca ira mieux demain.
Bonne soirée, je vais bouquiner, seul, regarder un dvd (vive
les portables HP, bis).
Aparté comique d’un accro à l’informatique,
je viens seulement à l’instant de réaliser qu’HP
c’était pour beaucoup de gens un acronyme d’hôpital
psy et non d’une marque connue de matos informatique.
Rigolo, non ?
13 décembre 05 –
13 h 30
Brrrrrrrrrr !!
On en voit de vertes et de pas mûres dans le secteur.
Fallait s’y attendre, je ne suis pas dans une clinique de
repos mais une clinique psy. Les gens qui sont ici ne souffrent
pas tous du syndrome de l’internetite aiguë, maladie
moderne si elle existe.
J’ai eu le temps de me familiariser avec des histoires absurdes,
des galères sans nom ou des épisodes à vomir
mais d’une banalité monstre. J’ai commencé
à fréquenter les séquelles encore vivantes
de la banale guerre du quotidien.
Patrick, tenez, Patrick.
Au moment où j’écris ces mots je suis encore
tout retourné par son histoire, pourtant d’une quotidienneté
usée à la corde. Ils ne parlent même plus de
ce genre de choses, aux infos. C’est d’une atroce banalité
tellement ordinaire que ce type de nouvelle n’intéresserait
personne.
Ce gars de 32 ans travaillait dans une usine, la même que
sa femme. Congé maladie temporaire pour lui. Elle commençait
tôt le matin mais il s’est levé pour l’embrasser
avant son départ. Avant de se recoucher. Sa femme a emmené
leur petite fille chez la nounou avant le boulot, comme tous les
jours de leur vie.
Patrick, lui, il s’est fait réveiller 2 heures plus
tard, par le maire et l’adjoint au maire, sa femme venait
d’avoir un accident de bagnole. Décédée,
mon vieux, décédée, désolés,
condoléances, etc. 10 ans de vie commune emportés
par un autre type qui conduisait sans alcool, ni médicaments
ni toxique d’aucune sorte. Un type qui, d’après
ses dires conduisait paisiblement, à 90 km/heure et qui a
raté un virage, au volant de sa 406 turbo, qui a propulsé
la voiture de la femme de Patrick très loin du lieu de l’accident.
C’était le 2 avril 05 à Spézet, dans
le Finistère.
Il a tout cassé ce qu’il a pût, Patrick, toutes
les vitres communes de son immeuble y sont passées, à
coups de poings, de tête, de pieds.
Après il a commencé à picoler sévère.
Il a paumé son permis, bien sûr et la garde de sa fillette,
et maintenant il est ici, dans cette clinique, pour essayer de continuer
de vivre malgré tout ça.
Il est ici, à 2 chambres de la mienne, allongé sur
son lit, à écouter de la zique pendant que je tape
ces mots.
Il attend le jugement et il l’attendra le nombre de semaines
nécessaires.
Il sait où habite l’assassin, le même bled que
lui.
Il ne l’a encore jamais vu, cet assassin, ne lui a donc jamais
parlé.
Il attend le jugement.
Mais après…
Il n’a plus rien à perdre, sa vie elle est foutue comme
on dit dans les chansons d’Edith Piaf.
Il n’a même plus de liberté à perdre,
juste une pensé lancinante, haletante : le salaud va payer.
Il m’a dit : « J’ai de la patience et j’ai
tout mon temps, maintenant. Le jour où il ne s’y attendra
pas… »
Il n’a pas poursuivi, ce n’était pas nécessaire.
Bref tout ça n’est pas gai.
Pas vraiment fait pour remonter un moral (le mien) qui, au demeurant,
se porte bien, lui.
C’est juste que le côtoiement de la vie au-delà
du web est désarmant. C’est plein de douleurs diffuses,
de stockage de maux.
Je ne suis pas sûr d’avoir grand chose à gagner
à rester ici.
Un avenir proche m’en apprendra sans doute plus à ce
propos.
Le 12 décembre 05 – 10
heures
Ha ben, voici du new, de l’innovant.
Ce Sam, vous entends-je marmonner, y peut rien faire comme tout
le monde. Dès qu’il agit un peu, dès qu’il
pond quelque chose, l’inattendu survient sous une forme ou
sous une autre. Sous celle d’un fantôme ou celle d’un
spectre ou autre. Mon Paradis, c’est l’imprévu
à chaque carrefour, le coup de boule dans toutes les cagoules.
Je réponds d’emblée : « Ca fait partie
de mon charme. ». Et je rajoute : « Na !! ».
Ne vous en prenez qu’à vous !! Fallait pas venir au
Paradis. Fallait pas goûter au fruit défendu.
Saloperie de pomme.
Si l’enfer est pavé de bonnes intentions, mon Paradis
perso l’est de déchéances et de résurrections.
N’allez pas me la faire à l’étonnement
: la résurrection, c’est le point fort de tous les
Paradis, non ? Le mien fait partie de ceux-là, en tous cas.
Nulle place ici pour un paradis banal coutumier, pèpère
mèmère, monotone statique, bâtit de petits riens,
de laitances laiteuses, de tv-boulot-métro-dodo-baiser-bobonne
le samedi, (de préférence, le samedi, c’est
repos le dimanche. Y a le jour du seigneur pour se digérer
les émotions, aussi fugaces soient-elles).
J’écris ces mots d’une clinique psychiatrique.
D’où le préambule, comprenez-vous ?
Ici les dimensions sont étranges. Celle du temps, par exemple.
Il ne manque pas. C’est assez curieux à vivre. Etrange
sensation, un machin venu d’ailleurs comme on dit dans certaines
pubs. On peut clavioter sans remord envers le boulot qui passe,
le temps attend, pour peu qu’on ait le matériel nécessaire,
ce qui est mon cas (merci HP et ses portables).
Connexion web impossible, par contre, Sam est coupé du monde.
Coupé du vrai monde, le votre, celui de ceux et de celles
qui lisent ces messages, m’envoient des mails, coupé
du TRAVAIL A FAIRE, QUOI QU’IL EN SOIT, QUOI QU’IL EN
COÛTE ET QUI EST A FAIRE, NOM DE DIEU DE NOM DE DIEU.
Paresse cérébrale, cachetons-laxatifs pour l’intellect.
Ne rien faire, quand on ne connaît pas ça, a des effets
étranges.
Un genre de vacuité désarmant, comme après
une intense chiasse. Et ça fout la trouille, aussi, on sent
comme une stérilité qui guette, pas une sorte de mort,
non, ça, la mort, on sait ce que c’est, on la connaît,
on vit avec depuis qu’on naît. Juste : rien. Rien dans
le sens du contraire à quelque chose à n’importe
quoi pourvu que ce soit.
Ici, juste : rien, que dalle.
Penser ? Réfléchir ? Mouaich…
J’imagine que c’est le but du jeu pour ce qui concerne
pas mal de « patients » (jamais un malade n’aura
aussi bien mérité ce terme).
Moi je triche. J’écris. Et j’écris utile.
La preuve c’est que vous lisez (ne dites pas non, je le sais
que vous lisez :o)).
J’arrive à peine dans cet endroit curieux.
Pas encore grand chose à vous en dire.
Plus prolixe la prochaine fois.
Sans faute.
1 er décombre
05 - Tôt
- Vi mame la caissière, vi, c'est moi.
- Z'en avez pour 180 euros, mon jeune ami...
- Jeune, jeune, ne parlez pas d'un truc qui vous dépasse,
crénom de Dieu. Vous savez combien de générations
et de générations de Corbières pur jus circulent
dans mes artères? Hein? Savez? Hein?
Ben non, bien sûr qu'elle sait pas.
Quand j'en entends dire qu'ils ont 5 grammes dans chaque poche je
rigole en douce.
5 grammes. Comme si ça valait un adjectif ce truc. Vi, j'en
ai trouvé un: anecdotique.
T'as le le 5 g anecdotique, toi, arff arff.
Moui j'ai le 5 g scrupuleux. J'enthousiasme de nature, tu vois?
Je peux pas voir un vieux pote sans y filer un coup de tire-bouchonné.
Ca fait pas mes affaires au niveau du pactole bancaire mais ça
entretient la connivence. Or la connivence ça importe, surtout
quand on est dans la merde noire. Mais ne parlons pas de truc qui
fâchent ça pourrait me foutre en boule, ce que je ne
recommande à personne.
Donc t'as le 5 grammes anecdotiques quand j'ai le 6 grammes grumeleux?
Tu le sens qui grumelle, hein, dis, tu le sens? J'oubliais que je
cause à des gens comme il faut, sur un site web dont j'aurai
la décence, la civilité, et, heu, et la prudence de
ne pas citer le nom.
Ah. J'y suis.
J'écris ces mots sur
une page d'accueil d'un site internet dont le nom légal est
"Bienvenue au Paradis".
Point.
C'est tout ce que j'ose au niveau révélations.
C'est tout.
Point.
Point final?
Non, point Majuscule, meussieur, point d'Interrogation, petit d'homme,
accroupis toi, à genoux, scrophule, accroupis-toi si tu peux...
Alors, moui, moi, le potopote à Sam je vous entends déjà
gueuler, excusez-moi faut que j'aille à la ligne:
"- c'est mon ordinateur que c'est moi que je l'ai acheté
oui ou non?
- J'ai droit d'en faire ce que je veux de MON ordinateur A MOI oui
ou non?
- va encore falloir supporter longtemps ces idioties (mais ça
c'est parceque vous ignorez le sens des mots "inanité"
et "ineptie", c'est la raison pour laquelle vous vous
la jouez modeste - voyez un dico)
- cette connexion internet c'est vraiment de la daube
- Bienvenue au Paradis est décidemment mon site favori. Jamais,
ma chère, jamais je n'ai eu autant auparavant l'impression
de patauger dans la fange..."
Jusqu'au fion ma poule, jusqu'à l'anus, sphincters compris,
que tu vas en bouffer de la bouse et sois tranquille, compte sur
moi.
Car je sais.
Un truc.
Un truc que t'ignores.
Mais rassures toi, tu ne l'ignoreras plus longtemps.
Je t'en dis une bribe, juste comme ça, juste en passant.
Le meilleur
est
A venir...
30
novembre 05 - 15:50
Dégueulé mon bol de fiel ce matin.
Le bol de fiel a quelque fois du mal à passer.
La faute aux croissants, ça. Je les connais, les croissants
de ma boulangère. La mère Pochard - ça ne s'invente
pas. Plus frais que son derche, pourtant. Même si eux peuvent
être du jour ils sentent pas meilleurs pour autant. Je songe
à coller un procès à ma boulangère pour
vente de prods destructifs, et non seulement destructifs, mais hargneux
dans le genre destruction.
J'ai faillit crever d'OD de coke, d'héro et de moult autre
choses mais les croissants jamais encore.
J'inaugure. Joie et allègresse, allons-y les enfants, y aura
aucun déçu.
La destruction via le foie, t'imagines?
La plupart des gens normalement formés se collent une cyrhose
par alcool interposé (foie indisposé? Alcool interposé
mais ça va de soi). Moi je peux rien faire comme tout le
monde, faut que ça passe par le biais des croissants. Je
vous laisse imaginer la tête de médecin légiste
qui me coupera en petits morceaux après que j'ai fini de
défundre: "Il est mort par overdose de croissants..."
Regard interloqué du flic de service.
- Vous voulez dire que...
- Croissant/fiel - confidenfiel: on en claquerait tous....
qu'il répète le nabab pro-science infuse.
Damned, penserai-je dans ma toute nouvelle, inouïe et innovante
éternité, même à ce truc totalement improbable
ils arrivent à trouver une soluce. Ils sont F A B U L EU
X. Chapeau, les merdeux. Je vous tire ma casquette, ma perruque
et tous ses confettis, neurones inclus, j'en ai plus besoin.
Après on va
dire qu'y aurait un type, comme à la télésivion
qui chercherait une explication bidon à un problème
invraisemblable et que tout ça se finirait comme il faut
que ça se termine...
D'ailleurs ça va se terminer.
J'en ai assez de taper ce texte qui m'a amusé un temps.
Un post scriptum à faire.
Peu de chose mais qui compte quand même.
C'est adressé à "qui saura se reconnaître"
(on se croirait en temps de guerre mondiale, non?)
Et le message est "C'est vrai".
Ce qui n'est pas plus explicite, messieurs les censeurs, messieurs
(et mesdames, la censure n'a pas de sexe) le fourbes, les sournois,
les fausses couches, les "je n'en penses pas moins" et
les "Je n'en dis pas plus", tous les mal baisés
de la terre mais ce n'est pas plus parlant, non.
C'est juste un message perso pour la douce et une confirmation:
de nombreuses années de soleil, de chaleur et de lumière
et qui manquent.
29 novembre
05 - 10:50
- Tu sais, toi, Sam, je sais que tu sais...
J'ai replongé le nez dans mon café et ai fait mine
de regarder les gens, attablés autour de nous, sur cette
terrasse de bar. Chacun avait son truc à faire. Un vieux
monsieur potassait un journal, une mère de famille expliquait
à ses petits que non ils n'auraient pas de glace...
- 10 ans qu'on vivait ensemble... 10 ans de perdus...
Plus loin, à l'intérieur du troquet un type s'enfouissait
le nez dans la mousse d'un verre de bière et une personne
sortait furtivement des toilettes.
- Elle n'avait plus rien à m'apporter...
Je n'ai rien répondu à Marco qui m'avait coincé
à un angle de rues et qui éprouvait le besoin de s'épancher
les états d'âme. Il venait de rompre avec sa nana et
c'est moi qui payait les pots cassés.
En fait je ne suis pas sûr d'avoir compris qui avait rompu
avec qui mais l'un avait rompu avec l'autre, en tous cas et l'addition
était pour ma pomme.
- Faut pas cracher dans la soupe que t'as bue pendant 10 ans, Marco,
j'ai dit bien connement. C'est trop tard.
- Et qu'est ce qu'elle va faire, maintenant, hein? Tu peux me dire
ce qu'elle va faire.?
- Ben elle va se relever, Marco. C'est bien
toi qui l'a laissé tombée, hein?
- Ouaip, y en avait marre.
- Alors je ne vois pas pourquoi tu te poses toutes ces questions.
A la limite ça ne te regarde plus.
- Je ne voudrais pas qu'il arrive du mal à Marianne pour
autant.
Le ciel était bleu, les mouettes volaient dans le ciel, tout
était bien cool, dodu comme une promesse de vacances.
- T'as rompu pourquoi, à part que tu t'emmerdais avec elle,
Marco?
Silence de l'intéressé, confus et appliqué
à sa réflexion, les paumes des mains sur les tempes.
J'en ai profité pour commander du café au serveur
et son inséparable plateau.
- 2 autres sky s'il te plait...
- J'en pouvais plus...
- Tu l'as déjà dit... Ce serait pas elle qui se serait
tirée, quelques fois...
Silence parasité par la dépose des whiskies devant
nous. Un des inconvénients des garçons de café,
dans les petites villes de province est qu'ils ont l'oreille bien
pendue et le verbe facile. La méfiance est de mise.
- Non, c'est pas elle... enfin...
L'apparition du mot "enfin" dans cette discussion ouvre
une porte à un avenir d'un autre ton. Je sens que je n'ai
pas finir de boire du sky, aujourd'hui, et pourtant Dieu sait que
j'ai beaucoup plus intéressant à faire.
- En fait c'est moi qui l'ai foutue à la porte. Cette cruche
s'est mise à préfèrer les femmes. Comme ça
là, comme on boit un verre, comme on mange un steack. J'ai
levé le drapeau blanc, fallait bien trouver un terrain d'entente,
j'avais pas les armes pour combattre ça. Ce genre d'envie,
tu peux pas lutter contre quand t'es un mec.
- Ok.
J'avoue que mon ok était un peu laconique, mais qu'aurais-je
pû dire? Vive la vie? Vive l'espoir? Vas crever locdu? Je
lui en veux pas, à Marco, j'en veux à personne, chuis
comme ça moi, je ne souhaite la mort d'aucun petit cheval,
les choses sont comme elle sont, c'est tout.
- Marianne est vraiment une salope, a ajouté Marco.
J'ai pas relevé, pas insisté.
Mais je l'ai quand même assez mal pris. Préfèrer
les femmes ne fait pas d'elle une salope, ai-je pensé.
Je lui ai dit qu'il en trouverai d'autres et toutes ces bétises
qu'on dit dans ces cas là car j'avais envie de me débarrasser
de lui et qu'il aille écluser ses scotches ailleurs.
Pour que je puisse enfin rentrer chez moi.
Enfin tranquille.
Et aussi pouvoir, enfin tranquille donc, raconter à Marianne
la ridicule discussion que je venais d'avoir avec son ex...
27
novembre 05 - 11:40 Bonjour
tout le monde.
Seigneur prends pitié de nous.
C'est ce qui se jacasse sur la TV actuellement.
Je vous entends d'ici: "Ce Sam, plus branché
TV tu meurs... Sors de chez toi, vas voir dehors, il fait beau,
respire à pleins poumons un air pur, abandonne la cigarette,
le bourbon, la coke,..."
Je ne sais plus dans quel bouquin ("Monsieur Malaussène",
je crois) D. Pennac fait dire à un de ses personnages un
truc du genre: "La mort c'est comme ça; on a le temps
de la voir venir, à petits coups d'interdits. Interdit de
fumer, interdit de boire, interdit de bouffer ceci..." Ben
vi. Ainsi c'est.
En attendant, à la TV, on continue de prier ce seigneur à
qui on avait rien demandé avant notre naissance. Evidemment
et toujours en pensant à Pennac, donner la vie, faire un
gosse, c'est lui coller la mort aux trousses.
Et
toujours ce sacré seigneur quasiment en direct. God en live.
Tous les dimanches et à heure fixe. C'est t'y pas beau la
technique?
Et ce Dieu, y a pas à dire quelle disponibilité, quelle
ponctualité...
Encore Pennac et un de ses personnages qui marmonne, quand un ancien
se rapelle Verdun et le hachis parmentier qui s'y associe: "Dieu,
si Il existe, a intéret a avoir de foutues bonnes raisons..."
Wep ces bondieuseries me spleenent.
Pas grave, ça passera tout à l'heure.
Ah!!! à tous ceux qui pensaient tout à l'heure: "Ce
Sam, plus branché TV tu meurs... Sors de chez toi, vas voir
dehors, il fait beau, respire à pleins poumons un air pur,
abandonne la cigarette, le bourbon, la coke..." je tiens tout de même à signaler que
j'ai une journée chargée et extérieure en prévision.
Une fouletitude d'images à faire.
Le pied. Et c'est payé en plus.
Etre payé pour s'amuser, c'est pas bieau, ça?
- Et Dieu dans tout ça, Sam?
- Dieu y est pas pour grand chose. Beaucoup moins que mes clients
+ mon savoir faire en tous cas...
Le plus triste dans cette affaire c'est qu'après les émissions
de reliogioserie on va être soumis au tir serré de
P. Sevran et ses losers de naissance.
Je ne désespère donc point de toi, Seigneur, car je
sais que le pire est à venir :o)).
Peut être des news plus tard, quand j'aurai fini de digèrer
mon hostie dominicale.
@ bientôt
Sam 27
novembre 05 - 16:30 Temps
de m...
Bretagne terre de contraste, ok. On aimerait tout de même
un peu de suivi quant à la météo quelques fois,
si ce serait un bienfait de votre volonté que de bien vouloir
écouter cette requète, Dieu de la météo.
En guise de vengeance, pour cause de photos pas prises, je vous
balance via vos oreilles mon fiel du moment: Mystic child.
Na.
@ bientôt dans de meilleurs hospices.
26
novembre 05 - 12:00 Bonjour
tout le monde.
Je suis content.
Je sais que ça a l'air con d'être content et que les
gens qui se plaignent attirent plus facilement la sympathie mais
aujourd'hui 26 novembre vers midi, tout baigne. J'ai beau me forcer
le for intérieur à penser à des morts de froid,
des tsunamisés, des victimes d'ouragans, de tornades, j'ai
beau évoquer la couennerie ambiante du monde politique, la
stupidité de certaines explorations sociales, rien ni fait:
je suis content.
Je suis peut être devenu con?
Damned, va falloir que je surveille mon mental, moué. Si
tout continue d'aller bien c'est mauvais signe. Et Dieu sait que
la connerie c'est contagieux. Il n'est pas le seul. Regardez les
couples: vous le/la connaissiez lui/elle avant; il/elle était
cool, sympa, et depuis qu'il/elle a rencontré cette triste
courge, plus rien n'est pareil.
Quand je vous dis, que la connerie c'est contagieux.
A ce titre n'omettez pas de vous méfier de vos ami(e)s proches.
La couennerie cache bien son jeu. Elle connaît des règles
qu'on ignore. Elle se fait souple pour serpenter où elle
le désire et là PAF, prends cette bonne grosse connerie
dans ta gueule de contagié (en un seul mot et avec un g,
pas ch, non).
M'en fous parceque je vais bien.
Sans doute été contagié par un proche.
Un ou une qui se fixe à la grippe aviaire quand y a plus
de vache folle.
M'en fous. H E U R E U X.
Des nouvelles pourtant pas très rassurantes en ce qui concerne
des affaires personelles et familiales, mais qui ne vous regrdent
pas et pis qu'importe: tout va bien.
Pourvu que ça dure.
Etre banal et con présente des avantages insoupçonnés.
Je vais explore ça dans la journée, je pense.
Peut être d'autres nouvelles plus tard.
Sam. 26
novembre 05 - 14:00 Wep
ben c'est re-moi.
Encore la Tv, source inépuisable de richesses diverses, ou
plutôt inépuisable puits de sottises et de fautes (merci C. Beaudelaire, mais il ne parlait pas de la TV, of course).
Je cite la pub pour Printiligne de Danone: "Chaque
jour de la vie d'une femme est une lutte pour garder l'équilibre".
Point.
Bien.
Reprenons.
Je répète: "Chaque
jour de la vie d'une femme est une lutte pour garder l'équilibre". Ca laisse rêveur. Ca
laisse rêveur de penser qu'il y a des publicitaires grassement
payés pour pondre des âneries pareilles. "Chaque
jour de la vie d'une femme est une lutte pour garder l'équilibre" et on imagine aussitôt des armées de femmes, beurrées
comme des p'tits Lu, de l'heure du réveil à celle
de la cuvée, titubant comme des zombies dans les rues. Les
mecs vont devoir numéroter leurs abatis, ça va dégommer
sec, je sens. "Chaque jour de la vie d'une
femme est une lutte pour garder l'équilibre" Danone l'affirme: la femme naît bourrée
et titubante. Son premier mot n'est pas "maman" ou "papa"
ou "lolo" ou "caca" etc. mais "Y fait soif".
Seul vaccin: Printiligne de Danone. Je n'ai as le plaisir de connaître
personnellement ce Printiligne mais ça doit être un
mix de nautamine et d'alka seltzer.
Dans le genre ânerie, les publicitaires font fort, il faut
dire.
Je viens d'en voir une, une bien belle, bien canon, qui nous affirme
que le fromage Machin aide à lutter contre le cholestérol.
Je dis glop le fromage. Et destroy le vilain cholestérol.
Tout détruit qu'il est. Raplapla à grands coups de
fromage. Plus crédible y a pas si?
- Tu viens pas à la gym aujourd'hui? Rapport à ton
cholestérol, je veux dire...
- Inutile, je viens de bouffer un claquos.
Tout ça va de soi. Ceux qui disent qu'on vit dans un monde
de fous doivent être frappadingues. Tout se tient, je confirme.
Bien.
Je remets mon entonnoir sur ma tétête et vais regarder
un bon téléfilm, maintenant.
Vi, niveau culture, j'essaye de peaufiner, ces temps ci.
@ +
Sam.
25
novembre 05 - 13:30
Bonjour à toutes et à tous dans mon
nouveau "chez-moi".
Re-achat et relecture de bouqins de Bukowsky. Trop drôle.
Je ne résiste pas (je ne sais pas faire anyway): "La
majeure partie des morts l'étaient déjà de
leur vivant. Le jour venu, il n'ont pas senti la différence"
(c'est dans Le capitaine est parti déjeuner et
les marins se sont emparés du navire). J'aime bien.
Je retourne à mes lectures, journée quiet aujourd'hui.
@ + tard.
Sam 25
novembre 05 - 16:30 Re-bonjour tout le monde.
Finalement j'ai pas lu les histoires de ce vieux Chinasky, je me
les réserve pour ce soir. Bukovsky est le genre d'auteur
à lire sous une couette. Ca devrait être obligatoire,
bon.
En attendant c'est un devoir moral.
De lire Bukowsby.
Sous une couette.
Donc pas de Bukowsky/Chinasky, le postier new-yorkais s'est fait
remplacer, par la faute de mon laxisme d'après déjeuner
par une serie policière qui passe à la TV sur la 2
eme chaîne.
Je ne vous dis pas tout mais le héros est un CHIEN. Vi. Y z'aurait dû
appeler la série Médor ça aurait été
net dès le départ mais comme c'est un berger allemand
il l'ont nommé Rex.
Pendant 50 minutes donc, les seconds couteaux de la série
(le vrai flic et son pot de fleur déguisé en nana)
ont tout fait pour se sauter sans résultat notable. Rex veille,
jalouse, domine. Franchement, ça vous facilite pas les envies
d'adoption tout ça.
Faut vous dire que Rex est un clébard méga intelligent:
il achète le pain (pfff - banal), répond au téléphone,
fait la cuisine... Ok, il n'est pas, heu... jovial, on va dire (on
est gentil (toutou) de nature). Et pis il aime pas que son maître
baise, ce qui, pourtant, ne le concerne pas (j'espère pour
les téléspectateurs que non, en tous cas).
On aimerait qu'un chien se concentre sur son métier de chien,
qu'il jappe de joie à notre vue, qu'il râle sommairement
et discrètement en cas de fringale, qu'il grogne et montre
des dents quand un intrus s'intruse, mais un chien très intelligent
ça a l'air très con, vraiment oui. Et très
casse-bonbons, aussi. Encore que ça ce ne soit pas grave
vu que les bonbons du maître à Rex, si j'ai bien tout
compris, ne servent pas tous les jours....
Je vais continuer mes études sociologiques: je vais mater
"Le Renard".
Après le clébard le renard.
@ + tard.
Sam
24 novembre 05
Bonjour à toutes et à tous dans mon
nouveau "chez-moi".
Ceci est le premier message en date, tapé le 24 novembre
2005. Il va être bleu. Il figurera bientôt dans la rubrique
des débordements passés. C'est assez curieux d'écrire
le présent pour le passé à venir mais c'est
ainsi.
2 cams donc sur ce site, qui, elles, montrent le présent.
Qu'y a t'il à voir sur ces cams?
Honnêtement je n’en sais rien.
Ca dépendra de l’humeur, sans doute. Peut être
un visage, une main, une poupée, un pot de fleurs…
tout est possible, même si tout n’est ni faisable ni
envisageable.
Je dois vous dire que vous trouverez pour l’instant ici pas
mal du contenu d’un site précédent. Je l’ai
abandonné en l’état mais j’ai tout de
même récupéré une bonne partie des données.
Les restes du premier gisent via le lien Dépouilles &
défroques dans le menu ci-dessus.
Donc sur ce site
vous trouverez des photos, des textes, des bédés et
des musiques, avec un message perso à l’occasion, comme
c’est le cas actuellement.
Ca a pris du temps de faire migrer les meubles jusqu'ici.
Un déménagement c'est toujours fatigant. Surtout quand
il y a du lourd (musiques entre autres, ouf!!).
C'est à ces moments là qu'on se dit qu'on ferait mieux
d'abandonner les bouquins pour la TV. C'est moins lourd à
transporter.
Bien.
Il a fallut faire avec. Se coltiner du carton comme d'autres du
Sidi Brahim. Et pas question de se saloper le boulot, non, non!!
Y fallait du new, du fashion, du qui flashe. Un truc du genre "je
te colle ceci ici et celà là-bas, ça sera plus
cool".
Et pis qu'on s'y sente bien, aussi, qu'on s'y sente bien, of course.
Me sens-je bien? (J'ai pas écris mésange, non!)
J'en sais rien pour l'instant. Je ne sais même pas qui vous
êtes, si vous lisez ce texte ni combien vous êtes.
Peut être même n'êtes-vous pas?
Bah, je saurai ça demain en regardant la fréquentation
du site.